Mère
miroir et narcisse caméléon
(Œuvre d’art fluxusso-beniste,
sic) par Pierre-Etienne BALLIF
Les
événements et le verbe être
Le postulat de départ est le suivant : le réel est neutre esthétiquement. En langage clair, il n’est ni laid, ni beau : ni le grand canyon, ni ma femme, ni celle de mon voisin ne le sont par l’effet de leurs propres substances.
Tout savoir de ces formes doit aboutir à la reconnaissance de leur RÉALITÉ avant tout choix effectué de jeter ou pas son dévolu en termes narcissiques progressifs et donc évolutifs sur tel ou tel objet, comme certaines interprétations sont dites évolutives, mutatives ou déterritorialisantes.
De l’axiome de Maldiney : « Le beau est l’accord avec elle-même de la proposition », on ignore que le sujet différent ou semblable ontologiquement, en est le principe décisionnel.
La question est donc du jeu auquel, à condition d’en avoir conscience, donc envie, je participe, créant le beau en moi.
L’approbation d’une forme, qu’elle soit naturelle ou artificielle, dépend toujours de l’individu seul confronté à cette réalité et la conscience, l’intelligence et la compréhension des raisons d’être de ce qui stimule nos sens est gage d’ouverture du sujet vers la réalité objectale comme semblable ou différente de ce qui sémantise ce sujet.
Cette ouverture est donc gage d’amour, non de Narcisse en mère-miroir, mais de la mère réelle, c'est-à-dire d’une mère composée de toutes les psychés à laquelle fait face un Narcisse Caméléon.
Pourtant, cette compréhension de la réalité de l’objet esthétique, c'est-à-dire d’un objet auquel on confère ce statut, n’est jamais gage obligatoire de la qualification par le sujet de sa forme en termes de plaisir ou de déplaisir.
Il faut affirmer, dans un premier temps, le prima du psychologique qui dose l’affectif, le cognitif et le sensuel chez chacun, et responsabiliser et isoler théoriquement chaque sujet, avant, dans un deuxième temps, de faire retour à ce à quoi chaque sujet se subsume, à quoi chaque sujet obéit, bref, à la grégarité, au surmoi et au moi social.
Commencer par le sujet humain, par le cogito, c’est poser que ce qui est beau est vrai. Le bien-fondé d’une relation sujet\objet esthétique est la vérité de la proposition.
Or, la vérité classique est celle de l’objectivité absolue neutralisant le sujet. Elle appartient au domaine de la preuve, du mathem, alors que la
vérité la plus profonde de l’individu seul, est celle de l’idiome qui révèle le singulier sans l’autosuffisance duquel nulle
œuvre d’art ne naît techniquement viable, singulier qui doit être à lui-même sa propre preuve en quittant maman.
Se sortir de l’impasse fascisante ou autiste n’est possible qu’en constatant simplement la vérité de tout ce qui est, jusque et y compris la positivité de l’imaginaire qui s’incarne en l’œuvre.
Seul, le statut de la vérité change, parce que changent de diagrammes les trois sujets qui composent un être humain réel :
le sujet du Logos, universel, intemporel et interchangeable;
le sujet de la Poésie, singulier, unique, absolument différent;
le sujet de la technique, médian, à la foi juridique, psychologique et surtout pratique.
Pour un artiste engagé dans une procédure de perfectionnement et de purification, le sujet du Logos et de la Poésie obéissent à la recherche de l’idéal du moi.
La tension contradictoire, presque paradoxale de ces deux pôles est souvent le moteur des passages à l’acte les plus performants. L’extrémisme et la radicalité des choix font des œuvres produites les incarnats plus ou moins purs soit du même absolu, soit du différentiel le plus radical.
L’amateur, l’artiste est le premier d’entre eux, coïncide historiquement avec le modus vivendi du sujet médian, celui de la technique qui inscrit,
espère-t-il, sa vie esthétique dans le bien-être. Il cherche la viabilité de sa psychologie, c'est-à-dire soit la confirmation de ce
qu’il tient pour la vérité, soit son altération qui lui permet de jouir de sa faculté de critique.
Les contradictions internes libidinales auxquelles se livrent en permanence les trois sujets qui nous composent, s’apaisent dans la connaissance et la compossibilité de deux instances aux buts différents : l’idéal du moi d’une part, moteur entre la naissance et la mort et le moi réel idéal transversalement établi par chacun d’autre part.
Le premier est d’essence révolutionnaire, progressiste et absolutiste, le second est tempéré, viable, réaliste, on a coutume de dire sub-dépressif.
MOI IDEAL (naissance) vers OBJET IDEAL DU MOI (mort) ligne de vie, temps qui passe.
MOI REEL IDEAL, coupe transversale effectuée ici et maintenant.
Ces bipolarités correspondent à des réels différents suivant les individus.
Si la psychanalyse est, en matière de libido, technique des techniques, c’est parce qu’elle permet à l’analysant la mise à jour de la
vérité de son équilibre\déséquilibre entre ces deux pulsions souvent contradictoires, par le dit de son anecdote.
Idéal du moi, idéal du nous, moi réel idéal, nous réels idéaux entrent en jeu dans le fait culturel dont les artistes produisent des incarnats.
Prendre conscience de son beau
Cette responsabilité, peu de gens l’assument consciemment, préférant penser la beauté résider dans l’objet. La saisie du phénomène est, elle, quasi infinie. C’est, du moins, ce que nous postulons contre la clôture des bans.
Que se passe-t-il en moi, constatant ce neutre objectal esthétique ?
D’abord qu’après un certain délai de latence, je sois stupéfait par la beauté de toutes occurrences, puisque libéré de mes guerres intestines ; je retombe en enfance ! (Epiphanie : Je co-nais).
Envisageais-je de décrire les principales structures
assimilantes des grandes beautés, je ne peux que constater
que tout jeu auquel je participe nécessite en moi un accord
avec ses règles.
Le poète plasticien est celui qui joue avec ses propres
règles et ce jeu s’incarne dans la
matière.
Son espérance est que l’incarnat de son jeu lui
procure des partenaires. Or, c’est avec ses propres
règles, souvent inconscientes, que l’entrant y
accédera.
Peintures, sculptures ou installations ne sont pas forcément
sèmes, mais possibles pour l’entrant qui doit y
mettre ses propres billes.
De ce point de vue là, ici et maintenant, toutes
œuvres, toutes occurrences sont contemporaines, les peintures
rupestres comme Buren.
La critique et l’histoire sont le « venir
avec » d’un présent
perpétuel n’en demandant pas tant.
L’histoire avec un grand H est, au pire, celle des
contentieux, au mieux celle du vrai postulé, ici et
maintenant, éternel, mais dont on sait qu’elle
sera dépassée, fort heureusement.
L’entre-deux que notre mémoire déploie
nous déporte de l’animalité où
coïncident les maxima jouissifs et/ou souffrants du pathos non
pensé, croit on.
Non négligeables en tant que telles, elles sont en
esthétique, d’une certaine manière,
inadéquates à leurs motifs, mais
adéquates à leurs propos, leurs propres jeux
structurants ou référents, étant
artistiques et l’art étant le venir avec du
réel, entendu comme Donné ou Trouvé.
C’est probablement le principe créateur, si
l’on fait Dieu à notre image, qui engendre le
jouir non encore sémantisé et/ou
valorisé du vivant conscient.
L’éventail des beautés possibles
dépend donc de la conscience qu’on en a et donc du
degré d’ouverture au nouveau et de
présence à soi-même que nous y
importons.
Le sujet du même, caricaturé, dépend
des faisceaux. Le sujet différent, caricaturé,
est idiot, anarchiste, libre.
Laissons de côté les connotations de ces deux
pôles, qui nous compliquent la tâche.
Nous avons donc deux séries de beautés, deux
ensembles possibles et une fonction médiane
occupée par les consciences individuelles (pouvant faire
collectif, voir la personne juridique puisqu’un
musée comme Beaubourg possède un droit de parole
sur les œuvres qu’il détient, postulant
ainsi qu’il est apte à en dire le vrai. A notre
avis, nous détenons un droit de parole inné, en
la matière. La critique d’art nous en prive, par
ses fascismes publicitaires. Là, le plus fort gagne,
qu’il soit pluriel ou singulier. Il est important,
à ce titre, de distinguer le vrai que nous tentons ici de
cerner du vrai scientifique au registre de la preuve, alors
même que l’œuvre est preuve parce
qu’elle est incarnat.)
Le nom du différentiel est anecdote instantanée
en conscience, le nom du même est étalon
intemporel inconscient, répété
sémantiquement, réitéré
concrètement. L’inconscience, en la
matière, fait retour au neutre qui instinctive
l’artifice. En effet, les donnés et les
trouvés sont les inconscients collectifs de corpus humains
plus ou moins larges, allant de celui d’une famille,
à celui de l’humanité.
Entre ces deux absolus, le sujet réel fait son
marché.
Cet outil conceptuel peut permettre de situer
l’époque, le biotope et plus simplement le trajet
de vie, le jeu de piste qu’on approuve ou qui vous approuve
les choix.
Sur le plan objectal, il y a quatre grandes familles de
beautés :
La nature (est beau ce qui est sans que je mette mes sales pattes
dessus), l’artifice(est beau le singulier,
l’unique, le créé), l’humain
en tant que corps sujet (accord réflexif de la proposition
avec elle-même), l’humain (cet homme-ci par le
poème, nous par les thèses) en tant
qu’esprit sujet (accord sémantique parfait de la
proposition avec elle-même).
L’oxymore, qui fait sens depuis environ deux
siècles (en interrogeant les limites morales
d’acception des termes : une belle laideur, un
antéchrist, etc), semble être un point
de passage obligé libérateur parce que
réalisant ce recentrage du faisceau des idées
reçues en passant par leur critique bipolaire,
libérateur donc de notre civilisation ; il
l’a été pour moi avec Baudelaire (La
Charogne), avec Verlaine (Le Crachat), après
l’Arte Povera et Support Surface par exemple.
Que la beauté, gratuite s’il en est, fonde le
Singulier tel que, quelle que soit la
manière, »l’accord avec
elle-même de la proposition » soit
d’abord approbation de soi-même, jouissance de
soi-même vivant, situe le problème à la
source de ce Bien, c'est-à-dire au Bien-Être.
Ce jouir est anarchie si le Singulier est seul en conscience, ce
Singulier se subsume à quelque norme s’il
n’est pas viable seul, c’est-à-dire au
plan psycho-logo-esthétique, viable sans faisceau auquel il fera
allégeance.
Or, ce bien-être afonctionnel n’a pas
d’essence (autre que ce lieu ou coïncident
l’idée et l’idéat pour les
idéalistes, la matière et
l’idée pour les matérialistes) au sens
platonique du terme et s’il n’est pas dans la
re-connaissance et dans la re-assurance, il se doit
d’être dans la connaissance et dans
l’assurance d’au minimum une invention, au maximum
une création.
Ici et maintenant basé sur l’autosatisfaction, le
jeu joué sera soit l’affiliation au connu et
à l’avéré, soit la
confrontation à l’inconnu et à
l’anecdote, c'est-à-dire que le Singulier
désirant a besoin à la fois de Même et
de Nouveau ; le genre a les mêmes besoins.
Nous envisagerons ultérieurement l’enveloppe
protectrice qui fait le Dedans et le Dehors d’un
utérus de substitution, dont le nom, chez Didier Anzieu
semble être « Moi
Peau ».
Le Singulier tend soit vers son assimilation (quitter la solitude,
faire lien), soit vers la connaissance de soi absolument seul, solitude
qui nous semble avoir généré chez
Gilles Deleuze et Félix Guatari le concept de
Différence ontologique.
Par ce concept, nous entendons que la schize de la naissance est saisie
dans son pur absolu singulier et la pure
réitération d’un même par
Lalangue qui fascise et communise, pour un meilleur et un pire.
L’épiphanie, à la foi structure et
isole.
Elle est identification mutative ; connaissance de soi autre et
pourtant reconnaissance d’un objet de désir,
d’étranger objectal à même
narcissique, elle se reconnaîtra désormais,
structurante, même en tant que condition de l’autre
même. Si je ne parle ici que
d’interprétation mutative, c’est parce
qu’elle est l’événement
artistique pleinement jouissif et sécurisé que
cherchent les amateurs éclairés,
tempérés et souvent viables. Nous dirons de cet
événement qu’il fait moyenne. Entre
l’évolution sans saillie et le bouleversement,
nous dirons donc qu’elle fait « juste
mesure », mais ne dit pas tout, à
l’évidence.
Cette dialectique du même et de l’autre
dépend de la structure de chacun ; la structure
groupale qui gère cette dialectique est soit une
résultante, soit une moyenne et renvoie à une
dialectique politique, celle-là.
A ce point transversal, le même de la langue a
réglé le trauma de la naissance qui est quelque
chose vécu seul et le faisceau qui fait que cette
expérience absolument différente soit quelque
chose de consistant et engage un esprit de suite, est
l’héritage qui étaye, qui structure un
préverbal qui a et aura, tout au long de la vie, vocation
à se dire. De préverbal à non-dicible,
le Surmoi castre et viabilise un absolu et assure la survie
d’un continuum, pendant que l’obscène
garantit l’être seul anecdotique.
Le sens, la logique sont l’expérience du temps
dosant le morbide (la souffrance et le pathologique) et le vivant (le
jouir, la pulsion de vie).
La naissance entraîne la compensation : Ce qui
bouche le néant qui fait source dans et par le
circonstancié qui doit faire monde en lieu et place
d’une complétude quasi parfaite de la vie
intra-utérine, sera d’essence perverse, si le
vivre est choix de quelque chose qui nie le possible du tout-monde dont
la pleine conscience sera toujours à venir
jusqu’à l’apocalypse. Au sens
générique et névrotique du terme,
alors que celui-ci peut voler en éclat s’il y a
dépassement de capacité, bref,
incompatibilité entre le réel infini et la
programmatique individuelle. A ce titre, toute
décompensation est existentielle.
Mais…
Qui nie le possible du tout, c'est-à-dire de rien de
possiblement conscient in extenso, mais cependant à
conquérir et à créer.
L’état des choses sans désir est
vierge, neutre. Les circonstances sont à la fois orgiaques
et malheureusement pour le religieux, péché.
Rien à voir avec le sexe qui n’est
qu’une catégorie du circonstanciel.
L’abstraction vers le neutre du Logos est donc, du strict
point de vue de la non-intervention artistique, l’art et la
manière de pousser son bouchon plus loin (un peu trop
loin ?) vers le cognitif : L’abstraction
abstrait de la vie le vivant à la fin d’en
connaître et donc d’en normaliser
l’avènement ; le concret l’y
réintègre.
L’abstraction est intrasystémique, sauf si je
conceptualise Ma Différence et suis une ontique de
moi-même. Tel est le travail colossal de reconstruction
après la décompensation. Nous l’avons
dit, le nouvel utérus de substitution vole à ce
moment-là en éclats et un travail de
resémantisation et surtout de recréation est
à faire.
Seule, la Différence est nouvelle, d’un Corpus qui
s’annonce illimité à condition
qu’il soit désiré et conçu
tel.
La Différence fait sens avant toute lettre ; le
paradoxe est donc vivant : En effet, la lettre est une
nouvelle naissance, celle-là pleinement consciente, dont la source a
été a-systémique. Dans la lettre en
acte, il y a simultanéité du Même et du
Singulier.
Dire le rôle de l’artiste, c’est parler
idiome et mathem dans le même temps, c'est-à-dire
dans le paradoxe fictionnel de la communication absolue de
soi : Un seul sujet auto-référent
d’une part, un seul sujet de
l’épistémè, universel et
intemporel, d’autre part.
Or, que remarque-t-on ?
Que de l’incarner, le tout sauf œuvre
d’art le peut tout aussi bien, à condition que
cela soit en conscience, c’est-à-dire lors de
méditations dites transcendantales qui lavent de tout mirage
sémantique parcellaire et instinctualisent la pure
présence en l’abstrayant du savoir scientifique ou
de la fonction, ou encore de l’utile. On pourrait presque
parler de méditation
« animale » !
Conscience normée par la répétition du
fait contemplatif que chaque œuvre
réitère par chaque amateur, l’Art sera,
s’il en reste, du différentiel tendant vers son
absolu que ne permet pas l’expérience ordinaire.
On a privilégié en occident le
dépassement des limites et les professions de foi
dépendent donc de leurs corpus natifs, en art.
Que penser de l’outrepassement des tabous, du
n’importe quoi, de la pirouette stylisée ou du non-œuvre faisant œuvre ?
Reste le non structurel du Singulier, c'est-à-dire le Beau
originé dans l’individu.
Mort à elle-même de ma mort vivante,
j’érige des murs de clarté qui
fusillent mes yeux clos de mort vivant… Je retombe en
enfance, presque en naissance.
Immaculée conception de la macula : Dite, elle
n’est plus tache, mais son contraire… ;
struction.
Les pré-requis.
Apollon et Dionysos ?
Le même et l’autre ?
La poule et l’œuf ?
L’hybride est la règle du réel et
l’enchevêtrement des bipolarités tel que
seule, la Différence qui a pour nom
« propre » est à
même d’en déguster en conscience,
partant de son anabase, tout le commun.
A ce titre, le spécialiste parle à
d’autres Différences ontologiques potentielles.
Dire le vrai du différentiel, c’est
générer puis conforter, par le faisceau
généré, sa propre compensation au
trauma forclos en en réitérant au plan symbolique
ce qui schize, puis ressoude.
Les mini décompensations épiphaniques sont autant
d’occasions de créer, donc de compenser, selon les
individus, par du même ou de l’autre.
Il est certains objets qui provoquent plus que d’autres cette
création : Envisageant les quatre grandes familles
de beauté susdites, qui toutes sont l’accord avec
elle-même de la proposition, ces objets dépendent
d’autre chose que d’eux même.
C’est la conscience qu’on en a qui les structure et
les isole.
A ce titre, le canon, l’oxymore et le différentiel
se partagent la part du lion et le viable de ces pôles est le
continu des langages grâce auxquels ils sont dits.
MIROIR !
NARCISSE !
ECHO !
VIVANTE MORT !
Le stade du miroir est encore par trop limité au moment que
lui alloue Lacan : La vie durant, s’il y a vie en conscience,
je me figurerai, je me formulerai dans toutes les occurrences, jusque
dans l’inconnu qu’est l’autre.
Toute connaissance humaine est échange, en conscience, entre
au moins deux solitudes ; il y a d’ailleurs autant
de constructions dosant le normé et le
différentiel que d’individus.
Schématiquement, le même de l’un peut
être le différent de l’autre. A
l’intérieur d’une esthétique
individuelle, ces mêmes et ces autres changent de diagrammes
en permanence.
Le même est instinct de survie au trauma du forclos
vécu par la rupture originelle du continuum,
l’autre est sa réitération, preuve de
la vie et de l’entrée de l’intelligence
dans ce continuum. Ces deux mouvements antagonistes sont probablement
inscrits dans la parthénogenèse.
L’œuvre d’art en est souvent le
témoignage saisissant le paradoxe en l’incarnant,
soit dans la continuité soit dans la
répétition de cette césure.
L’irruption, dans le courant de l’histoire, des
modes de fixation et de duplication ne change pas grand-chose
à l’essence de ce vivre ; ils indiquent,
pour un temps mal estimé et enregistrent moins
intensément ce constant, ils en sont le
surmultiplié des pains et des poissons.
Reste la création, son circonstanciel étant
secondaire et pourtant, jusqu’au bout, consubstantiel.
Le statut de l’anecdote dans les limbes de la philosophie,
n’est pas le vécu une fois pour toutes, mais son
avènement, que l’on pointe en religion dans le
rapport individuel avec le transcendant, est la naissance de
l’autosuffisance que permettrait la psychanalyse. Il y a donc
césure entre moyens d’y parvenir et conscience
d’y être parvenu, à ce lieu purement
temporaire, pour continuer à aller de l’avant.
L’essence de l’art n’est donc pas
l’œuvre, bien qu’elle lui soit
nécessaire, mais cette altérité
à elle-même qu’est la personne.
Ouvrier imagier je suis, qui risque encore, au temps du virtuel et du
digital, l’œuvre unique en tentant de
l’expliciter pourtant à l’aide de ces
moyens mêmes. Quoi de neuf ? Ma foi rien, cela, tout
enfant peut le faire avec ses jeux de gosses.
Le ratio du modèle, du canon fondant le normé est
affaire de pouvoir, de maître cherchant son esclave et
d’esclave cherchant son maître.
Sans cesse, sur le métier remettre son ouvrage, ces lignes
seront mes maîtresses… Je ne sais pas ou elles me
conduisent, parvenu à cet endroit du raisonnement, mais je
respecte la langue française et la portée de ces
notes que j’espère mélodieuses.
La raison d’être, d’ailleurs, de toute
modélisation est probablement dans ce qui fait des
séries de l’expérience
morcelée : L’instinct de survie
animal ; l’expérience de Pavlov avec son
chien l’a démontré.
En miroir, le regard incarne la psyché du spectateur dans ce
qu’il reconnaît comme différent de lui.
Soit : Sa propre différence et ce qui y met fin.
L’expérience est alors ce chiasme.
Le vieillard valorisant la tradition et le nouveau-né
cherchant à multiplier les expériences ne
cherchent pas la même spéculation dans
l’image.
Comment ouvrir sur du sens par ce qui n’en a pas ?
La page est blanche : Au plan symbolique,
l’entre-plusieurs fait première trace. Celui-ci,
par l’ouvert du désir, convoque les circonstances
d’un premier désir.
La fonction de cette première trace est, paradoxalement, de
rendre possibles la fermeture des possibles et la fin de la tension
désirante.
Cette première trace est soit du moins, soit du
plus : La techné de l’auteur est garante
du principe de réalité.
Que se passe-t-il à partir de cette
première décision ?
Une deuxième trace, réactive et portant les
investissements libidinaux en termes de potentiels, est soit du moins,
soit du plus par rapport à la première.
Additionner, soustraire, ce qui se joue là est, en
conscience, une représentation du désir
d’en finir avec l’ouvert et, par cet ouvert, le
désir de durer.
Le corps de ce qui se figure ambivalent ne dépend jamais
seulement d’une fermeture préalable à
l’acte, ce qui fonctionnariserait cet acte, mais, dans le
courant de cet acte, qu’on nommera fasciste ou anarchiste,
vivre son soi paradoxal avec métier, c'est-à-dire
conscience des tenants et aboutissants de cet acte, qui crée
le corps du partage livré à la
dévoration.
L’emporte-pièce, la catastrophe ou le studieux
d’un rendu, tout porte à croire, mais à
quoi ?
Ce même que nous envisageons, ce corps commun ou tout,
potentiellement, s’inscrit, est inerte sans la conscience de
l’amateur.
Ce corps ne fait, cela est néanmoins d’une
extrême importance, qu’engager de
manière contraignante le processus identificatoire, non
à Narcisse réalisé, fin du mouvement
désirant, mais à l’objet du
désir comblant potentiellement tout manque et cependant
circonstancié. Seules, l’intensité et la
gratuité de l’expérience
esthétique la différencient d’une
expérience ordinaire…Le fait, aussi,
qu’elle s’incarne et soit à elle-même,
son propre témoignage.
L’abstraction de cette expérience
esthétique permet la saisie quasi
épistémologique et/ou quasi désirante
de l’expérience ordinaire.
Ce que c’est, réellement, objectalement, est
inerte sans la conscience de l’amateur : ce
même que nous envisageons, nous l’envisageons
seulement si tel est notre désir !
Ce même ne fait, cela est d’une extrême
importance, qu’engager de manière contraignante le
processus identificatoire en l’altérant, comme par
n’importe quelle autre expérience ; le
caractère sacramentel de l’expérience
artistique fait pourtant voler en éclat la sensation
autistique d’autosuffisance qui est déni de
réel. L’ailleurs de toute weltanschauung est
prouvé par les traces de cet acte que sont les
œuvres.
Le propre de cet autre même est l’artifice,
c'est-à-dire la preuve de la conscience en acte, par la
reconnaissance du même et de l’autre.
Le même est le sous-venir, ce qui advient, par la
reconnaissance du déjà vécu qui survit
à toutes questions, par l’autre qui fait saillie
dans le continuum fabriqué par les expériences
passées, pour faire trace.
Les différents dosages de figures, d’abstraction
et de concrétude sont vécus totalement
différemment par chaque individu.
Naître à soi-même en art,
c’est se responsabiliser dans le temps qui passe en vivant,
sur un mode symbolique, le conflit dialectique entre conservation de
l’acquis et changement.
L’art est donc un moyen de se trouver, en
vérité, car il dit l’image de tout
miroir, par chaque miroir envisagé.
Il dit la solitude et l’autre par chaque miroir
envisagé et je fais nombre à chaque contemplation.
A l’inverse, ce qui se dit de fonctionnel ou de naturel est
oubli de cet ici et maintenant et s’inscrit dans la
durée et l’amorale évidence. Ce qui se
dit ne se dit alors pas, mais s’instinctive.
Se subsumer tantôt au dionysiaque, tantôt
à l’apollinien, mais se créer. Depuis
l’impression chante la césure qui fait venir
à la conscience notre humanité, son
propre ; l’humain est dans une constante dialectique
entre le « donné » ou
le « trouvé » et sa
propre création. Ce qui fait sens et retour sur
l’histoire qu’elle révèle,
c’est la Différence ontologique qu’est
l’individu seul à sa venue au monde.
Chaque œuvre, bien que fragmentaire et
circonstanciée, chante cette solitude qui ne demande
qu’a faire couple… dans le jugement de
goût. L’art ne transcende pas plus
l’humain que le monde, il en fait abstraction et se met alors
à leur service par la révélation
scellée qu’il théâtralise. Il
entérine alors la différence entre
l’homme et l’animal.
L’essence en peinture, son venir-avec
Il y a problème à saisir, en narcisse ou en
écho, l’image, le reflet, le répons
vrai. Le sens est là, tout de suite, et compense, ce,
dés la naissance.
Le penser est de l’autre, souvent petit, parfois grand. On
s’en convainc soi-même quand on naît, en
s’accouchant.
Nous l’avons dit plus haut, le tout sauf œuvre
d’art le peut tout aussi bien.
La plupart du temps, l’artiste ne sait pas ou il veut en
venir, même si la volonté de découvrir
un objet de désir qui se figure au fur et à
mesure de sa pratique le pousse à créer,
s’il se pique d’honnêteté.
On peut néanmoins en dire le vrai,
jusqu’à un certain point au-delà duquel
la normalisation d’un objet esthétique est sa
mort, son innocuité.
L’œuvre, quelle qu’elle soit est
à la fois le pathos et sa fin. What you see is what you see
and what you mind is what you mind at the same time, that is completely
impossible without the purity of art. I mean without creation.
La peinture, pour s’inscrire dans la durée, a trop
souvent fricoté avec ce qui se parait des atours de
l’intemporel, pour éviter de se nier
elle-même comme inapte à son propos qui est la
révélation de la création en train de
se faire, par la présence créatrice de
l’humain au monde.
La connotation comique et anormale de ce raisonnement est que ce
propos, en moi, se révèle de l’artifice
et du différentiel, dont la prétention
essentialiste est négation même de sa
vérité et de son essence transitoire.
Cette lettre de l’œuvre, est la connaissance de soi
que se doit à elle-même toute
Différence ontologique, elle implique la connaissance de soi
absolument seul.
L’œuvre d’art est alors, dans le
même temps, restauration narcissique maternante et
altération pour plus de conscience de ce tout des possibles
irréductiblement différent du soi et donc
désirable, en germe dans l’enfance des hommes et
que l’identification au jeu social de
l’époque limite et fascise.
La force de cette étantité qui dure est
d’être le contre poison de la dérive
anarchiste niant l’épreuve de
réalité, gage du vivre ensemble et pourtant gage,
elle, de changement et d’ouverture vers l’autre
être humain, lui même différent
ontologiquement. Passant par notre animalité, la prise en
compte de ce rival potentiel sans qui nous ne serions pas humains
nécessite l’amour de
« sa », nous devrions dire de
« toutes » différences
à condition que celles-ci ne menacent pas fondamentalement
la propagation de nos gènes.
Tout discours postulant la négation du jugement de
goût librement effectué par qui que ce soit
entraîne l’illustratif de toute forme artistique
par rapport à ce qui prétend en dire le vrai.
Néanmoins, dire le relatif, le composite,
l’accidentel et les continuités d’une
forme n’est pas inessentiel, il y a juste césure
entre l’art d’une part,
l’épistémè et Dieu
d’autre part, tels que la vérité est
encore à venir.
Le savoir de ce relatif, qui est la permanence de l’artiste
toujours en stand-by, cette prise en compte de l’avenir est
quasiment insoutenable sans l’ici et maintenant absolument
vrai et honnête qui situe le fantasme démiurgique,
à l’origine de toute création.
Le principe de réalité, le fait même du
circonstancié, la non-fission entre être et
étant ailleurs du système, Clément
Rosset l’appelle « principe de
cruauté »
L’ »étant, forme de
l’être », pérennise
la schize fascinante entre le sujet et l’objet parce que
celui-ci est du domaine du Trouvé ou du Donné et
donc intrasystémique.
Le circonstancié veut les fondre en tentant
d’être extrasystémique,
c'est-à-dire de créer : Non pas nier le
vrai, mais le dire synonyme du réel
créé, c'est-à-dire naturel, naturel en
tant qu’il ne peut être opéré
aucune schize entre nature et artifice.
C’est l’écart entre le réel
et le fantasme de complétude absolue
hérité de la vie intra-utérine.
Pour ici conclure, il est des œuvres qu’on
reconnaît soit en partie, soit en totalité comme
du déjà vécu et des œuvres
qu’on explore et qui nous déterritorialisent.
L’unheimlich Heimlichkeit dessert, aux yeux du plus grand
nombre ce qui, pour moi, aura du prix, l’œuvre
achevée.
Le tout et le rien
Qu’il y ait quelque chose plutôt que rien renvoie
simultanément à deux sujets
contradictoires : le sujet-monde et le sujet humain.
Le sujet humain se divinise par la science dont il est le sujet
universel, intemporel et interchangeable en tendant à dire
ce qui structure toutes psychés, structure à
laquelle se subsume, en l’absence de Dieu, le tout objectal
à quoi se subsument, dans son œil, toutes
occurrences matérielles et psychiques.
Ce sujet, en philosophie, interroge sa négation et la
négation de la totalité de
l’étant par la pulsion de mort qui tend
à inverser le cours du temps de vie par peur de
l’échéance ultime, comme l’a
fait Heidegger.
Le sujet s’humanise, par l’art, dans le
différentiel idiomatique, en disant l’Anecdote.
Cette anecdote est coïncidence entre idée et
idéat, entre être et étant,
c’est-à-dire l’impossible
césure, dans le réel et à fortiori
dans le réel humain, de la théorie et de la
praxis, de l’être et de
l’étant.
Ces deux sujets sont viabilisés par
l’être jouisseur sexuel, familial,
juridique…bref, par la téchné,
à un moment donné de l’histoire.
Le tout et le rien sont alors pulsions de vie et de mort que met en
réel circonstancié le Dasein.
La position actuelle se doit, saisissant la
réalité ternaire du sujet humain
(c'est-à-dire le tout, le néant et la
viabilité jouissive du moi dans le Dasein par la
techné), d’accéder à la
conscience de la part la plus étendue du grand Tout.
L’œuvre d’art n’est pas utile
à autre chose que, par sa manière idiomatique,
à renvoyer à la fois à cette structure
tripolaire et humaniser, par sa différence dite
ontologique, en miroir ou en écho, le narcisse en nous.
Comme on aime ce soi autre que nous même, mais pas objet
humain de désir, un jugement
dépénalisé de goût est
opéré, qui interprète, mutatis
mutandis le jeu que nous jouons seuls et que nous sommes tous,
c'est-à-dire pose, à partir de la
Différence ontologique, le nombre et donc le même.
Ce n’est pas le dernier de ses effets que de nous
épargner tout jugement moral et\ou normatif.
Personne n’est donc, à priori
propriétaire du sens qui y fait source. Si tel
était le cas, il n’y aurait pas de
différence entre œuvre d’art et
illustration. A terme, la nécessité
même d’une langue serait niée au profit
d’une intégration machinique.
En art, les modes opératoires sont situés dans le
Dasein avant tous donnés politiques qui organiseraient les
fascismes et les anarchismes : L’art est avant tout
une expérience privée.
Ce qui a lieu en art est apolitique et ne se laisse saisir
qu’à doses plus ou moins concentrées dans toutes
Praxis.
Le fait qu’on tire enseignements de notre confrontation
à une œuvre d’art ne regarde que nous,
si nous en avons conscience.
Le muet et le disert
Nous l’avons dit plus haut, le beau
est un affect : C’est l’accord avec
elle-même de la proposition dont chaque un fait toujours
partie.
Son contraire est la laideur.
Partant de moi, je peux ouvrir, au détriment du laid en moi,
mes capacités à vivre la beauté (par
les cinq sens plus le cognitif), c’est-à-dire
à la possibilité nouvelle d’un
désir à combler qui ne menacerait pas
l’assise de mes possibles.
Nous voyons que Lalangue est un fantasme issu du Verbe divin
inventé par les juifs.
Lalangue personnaliserait la structure en l’humanisant, en
épuisant le sens du différentiel par une Ontique
du même dont le défaut n’est pas
d’être fausse, mais de se prétendre
incompatible avec l’humain en tant qu’anecdote.
Cette ontologie est certes plurielle, fonctionnelle et composite, mais
fait l’impasse, en la machinisant et en la
systématisant, sur la réalité
ontologiquement différente que confère
à chaque psyché sa singularité. Si
l’outil, et non la transcendance qu’est toute
langue, est systématisé, c’est
l’évolution même qui semble remise en
question… du moins son ouverture par le
désir !
La compossibilité d’une systémie avec
l’ouvert de la vie est certes paradoxale, mais vraie.
L’œuvre d’art fait plus
qu’être le miroir d’une genèse
passée dont nous vivrions les conséquences, elle
crée et objective la Source, originée par les
religions en ontiques génériques (celle de
l’épistémé, elle, bien que
nécessaire, peut conduire à un aveuglement
paradigmatique), et la situe dans l’ici et maintenant de
l’autre désirable et du même protecteur.
Narcisse est donc saisie, en l’autre, de moi même.
A cet égard, le racisme serait haine de soi autre,
c'est-à-dire sclérose mortifère
arrêtant le temps par les attributs dont se dote, en
politique, la réaction, et dont est doté le
vivant, cette forme-ci à l’exclusion de toute
autre.
Elle serait également haine du décadent
artistique et promotion conservatrice de la seule équation
primaire par un seul fonctionnement aveugle et automatique, fermeture
des possibles.
L’homme doit donc s’émanciper ou se
subsumer à son maternage qui dure dans et par un continuum
virtuel délirant et narcissique, celui de la machine
abstraite et son intrasystémie.
Encore une fois, L’aventure humaine n’est possible
que si le minimum de sécurité des moles humaines
est assuré, mais le désir est le futur
jusque et y compris dans la propagation
génétique.
A cet état ou fait source le différentiel, fait
source le même ; la naissance n’est pas
verbe divin (sauf à penser Dieu comme la totalité
de l’étant) ou structure oedipienne, mais
à strictement parlé, ce qui advient là
qui compense l’entrée du temporel, du
limité dans la vie psychique intra-utérine qui
devient extra-utérine.
Ce quelque chose qui compense n’est pas Tout, mais un quelque
chose valant symboliquement pour le Tout ancestral.
Ce Tout ancestral de chaque un a un pendant
fantasmé : L’enfance du monde comme
donné.
Cette synchronie, dans le fantasme, nécessite une
approbation du réel en tant que les bases du
« donné » sont
nôtres, cette approbation est gage obligatoire de jouissance
et se passe de toute morale, si bien que
l’éthique, morale des morales, est une
conquête idéelle, une création.
Le désir de complétude absolue se trouve
transféré post mortem, et la religion est alors
ce chiasme garde fou. Inscrit par le manque créé
à la naissance, il fait probablement
nécessité là de l’artiste et
plus généralement du créateur si et
seulement si ce qui compense est structurellement faible, ou trop
contraignant pour le sujet.
L’artiste ne fait que compenser par lui même au
point d’y consacrer sa vie. Il opère pour
d’autres qui n’en sentent pas l’urgence
vitale et crée ceci du bien-être qui
n’est pas disponible à ses yeux, ou
qu’il sait ne pas être à sa
portée.
Les amateurs font de même, sans en porter la
responsabilité, puisque l’insatisfaction est
partagée par tous, quoiqu’inégalement.
Il n’y a donc pas d’autre
spécificité des œuvres d’art
que d’éviter la sclérose ou un stand-by
illusoire, qui fermerait les possibles, vécu par
l’artiste sur une valeur négative allant du
léger désagrément à la
souffrance la plus atroce.
La source artistique est donc une compensation au manque originel et le
retour des années soixante aux années
quatre-vingt-dix de
l’épistémè souligne, chez
certains conceptuels, la volonté de se prouver comme
vecteurs du
« vrai-même »
plutôt que des
« vrais-différents ».
Le point d’arrivée de la pan
détermination (divin fantasme), et du
différentiel anecdotique (fantasme diabolique), peut
s’appeler naissance qui fonde toutes renaissances :
D’une mère parfaite, mais parfaitement
ignorée dans sa différence (la vie
intra-utérine est un dedans permanent non pensé
par le sujet, mais vécu par lui tel inconsciemment), le
nouveau-né accède à une nouvelle
mère,à la fois anecdotiquement
circonstanciée, infinie comme l’univers et,
souhaitons le pour l’enfant, la plus aimante possible, et au
père qui réalise et fait que ce départ
illimité soit quelque chose plutôt
qu’autre chose, et notamment traditionnellement, en termes
légaux.
En sexualité, toute structure, même
censée être archétypale, est
circonstanciée. A part l’instinct de survie
animal, il n’y a aucune exclusive, quand bien même
elle serait structurée par Oedipe, mais une nouvelle
mère immense et limitée par cet
immédiat qui est là à la naissance (et
que certains beatniks ont appelé mother nature).
Les postures artistiques non réalistes produisent elles
aussi des réels, les œuvres, qui soignent de
l’intolérable. L’accession au savoir de
soi autre que le rôle joué dans le
théâtre qui a succédé
à la naissance n’est possible que dans la mesure
d’un minimum de satisfaction narcissique ;
l’auto centrage excessif de la paranoïa et la fuite
déterritorialisante de la schizophrénie sont
évitées par les normopathes par identification
avec l’anecdote culturelle de leur temps : peu leur
chaut la création, leur modus vivendi est adaptation
névrotique. Non seulement ils acceptent Œdipe
(terme auquel nous voudrions substituer jalousie), mais ils le magnifient
dans l’art de la guerre.
Par le muet, nous attendons un retour à la chair, par le
disert, que cette chair se dise. Ce dire, les faisceaux et les
différences le forment et l’incarne en
l’œuvre.
La mort vivante et le grain de sable
S’installent alors deux pôles qui, bien que
purement psychologiques, sont déterminants quand il
s’agit d’art.
La mort vivante est la sclérose sur le canon,
l’avéré, le connu et la structure qui
formate.
Pour les conservateurs, une part de nous tous en croque,
l’urgence est de refuser le doute qui s’insinue
dans les rouages de la machine à non penser ; pour
cette part de nous, le temps est injure et la mort biologique
l’ennemi.
Le grain de sable dans les rouages de la machine, une part de nous tous
en croque, est l’entrée de la vie,
l’irruption du temps et de ses injures, du
circonstancié et de l’impur dans ce stand-by
illusoire.
Les conservateurs de musées contemporains travaillent avec
des entrants vivants à fossiliser l’art si et
seulement si toutes les occurrences, qu’ils postulent ou dont
ils se font l’écho parce que leurs choix sont
tels, sont universelles.
Nous postulons au contraire la contemporanéité
ignorée d’un tout en mouvement dont les tenants et
aboutissants sont originés dans chaque individu.
Il n’y a pas, fut elle
« historique »,
d’histoire avec un grand H, pas de lettre de noblesse ou de
valorisation in situ à attendre, autre que relative à un
panel humain limité par la fonction désirante qui
est sienne et dont il est le premier bénéficiaire.
Ce n’est pas l’histoire de l’art qui
transcende, mais chaque individu qui vit sa propre dialectique
narcissique avec le beau, le neutre et le laid.
L’histoire, les grands H des histoires sont une
résultante ou une moyenne.
Regardant une assiette de spaghettis
Quatre réels
(épuisables ?), sont exactement descriptibles par
la science :
_La masse des atomes de la porcelaine, ses
propriétés,
_La forme géométrique de ce matériau
(en forme d’assiette),
_L’émail qui la recouvre,
_Les composants chimiques de ce qu’elle contient (nourriture).
Sans le mot qui les agglomère (par exemple : une
assiette de spaghettis, ou cette assiette-là de spaghettis),
il n’y a aucune raison de les penser cohérents sur
un plan scientifique : ces quatre réels
mathématisables n’ont alors plus rien à
voir entre eux.
La réflexivité accrue par la conscience
crée des objets logiques non ontologiques au sens universel
objectal du terme, mais dont la prégnance est parfois
supérieure aux lois neutres qui régentent
l’univers.
L’œuvre d’art en est l’essence.
Elle dit l’humain.
Pour un normopathe utilitariste naturaliste fondamentaliste,
l’œuvre d’art qu’on envisage
est maladie ou diable
Ceux-ci sont nombreux.
En tant que présentation de ce qu’elles incarnent,
l’écart est grand entre les objets naturels et les
objets utilitaires d’une part, les œuvres
d’art d’autre part.
Le but des premières est la fonction transparente
à son objet (nature naturante) alors que le but des secondes
est la prise de conscience. Il faut cependant préciser que
l’art est avant tout prise de conscience poétique
bien avant d’être œuvre et que cette
conscience peut se mirer elle-même dans toutes
occurrences ; cependant, l’œuvre est
l’incarnat de ce qu’était le sujet
artiste au moment de la création.
Nous devons faire la part des choses entre l’art
d’une part, sa pratique artisanale d’autre part.
Celle-ci renforce l’art, en est le vecteur, mais non la
nécessité.
Cette nécessité, on la trouve dans le sens du
noyau « psychotique » de chacun.
A partir de la naissance, d’asémantique, la
conscience va tendre à s’universaliser in fine, en
décompensant et en recompensant.
La raison pour laquelle les décompensations partielles et
contrôlées, qui laissent le sujet viable, sont
nécessaires est la superposition d’un
donné de l’univers préexistant
à la naissance, avec une sémantisation culturelle
et affective plus ou moins inadéquate à un karma
vécu individuellement ou collectivement voire, dans le
fantasme, par le genre.
Le nazisme est une psychose collective avant d’être
criminel.
Chaque conscience s’épiphanise
différemment : Si l’épiphanie
est, dans l’objectal, la coïncidence entre le
refoulé ou le forclos et un objet de désir les
faisant muter, il n’y a pas de chef-
d’œuvre au sens littéral du terme, mais
le but de la route semble être la conscience par
l’intelligence et la maîtrise des
conséquences du changement ou de la résistance
à celui-ci.
Coupé du factuel et si je consens à moi-même,
j’ai accès à
l’autre sans la morale, mais dans
l’éthique, à
l’expérience de ce qui n’est pas moi
mais qui, ainsi, le devient comme un possible idéel. La
folie est l’impossible, l’ingérable par
le nombre, mais oh combien nécessaire ouverture à
ce nouveau qui troue les murs de signifiance, qui troue le compensant
inadéquat.
Ceci qui devient moi compense un manque à vivre et
à aimer et ma Weltanschauung en devenir regarde ce qui reste
à incorporer avec un désir patient et
affamé à la fois, car le temps passe.
L’absolue relativité sémantique et
affective qui grève chaque volonté de puissance
en œuvre dans le « je tends vers
le chef-d’œuvre qui mettrait fin à la
plainte » trouve, dans le voyage d’Ulysse,
des rivages accueillants et stables, bien que temporaires.
L’entrée des infinis altère cette
stabilité et fait voler en éclat le
mimétisme réaliste qui n’est que
réaction de rejet au supplémentaire.
S’il n’y a pas que la beauté, il y a
aussi la laideur. Nous l’avons dit, mais ici le
précisons, l’oxymore est le frontal, le seuil de
décompensation toujours si j’en joue le jeu vers
un mieux, c'est-à-dire vers la remise en question de la
fermeture des bans.
Mais que ne doit-on pas quitter ? Faire retour à la
foi du charbonnier ne serait plus affaire d’abusés
et d’illusionnistes quand Narcisse devient
Caméléon, en puissance.
A puissance/a(s) puissances = Art/artisanats
La question est soit calibrée, soit
libérée par la questure.
Chacun se doit d’être son propre\sale
serviteur…
Regardant une peinture de Daniel Spoerri
(. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . )
« Inch Allah » se dit
aisément de soi-même à soi
même parce que, quelle que soit l’anecdote de la
première vie postutérine, la conscience que
l’on a du nouvel utérus qu’est le monde
est illimitée potentiellement, mais limitée
factuellement par l’anecdote que l’on est, par
identification narcissique au biotope et l’interaction que
l’on développe avec lui.
La compossibilité d’un nouveau système,
d’une nouvelle Weltanschauung avec les prémisses
systémiques préexistantes se
découvrent « post
mortem » parce que la Weltanschauung
précédente est morte soit crucifiée,
soit de sa belle mort,soi dans son lit…ou encore en se
chiant…
A tous les âges de la vie, les personnages fictionnels, les
systèmes philosophiques, les religions par leurs
gnoses… nous composent et ce divers pourrait faire
éclater chaque monade dont le Narcisse se soumet
à la question de son propre sujet et de sa
viabilité.
Partant de mon « assiette » et de
cette anabase, mon stable est instable, mon instable stable, mon
instable instable, mon stable stable indifféremment si
j’en jouis et si je m’accepte,
débarrassé de la culpabilité
générée par l’invention du
péché en pensée.
Regardant une preuve
Ce qui se reconnaît là,
créé par soi, est un autre soi-même.
Qu’est-ce que cet autre, même qui me fait
mutant ?
La part de continuité qui se restaure anecdotiquement par
cette forme et ces circonstances, et, fondamentalement, pour survivre
à la blessure narcissique possible, est de la figure
reconnue au rythme qui pulse, la mère idéale
reconnue, retrouvée et inventée,
sécure et enveloppante.
Ce qui fait saillie trouve en moi, seul, l’annonce
d’un acte à poser que le désir expulse
temporairement de ce continuum, jusqu’à
l’assouvissement.
La mise en scène conforte l’acquis, ou
différencie différemment des sens
originés différemment, d’où
vient, pensé, le jugement de goût, surtout dans
ce même libellé.
Ce qui se joue en Narcisse, ne s’y joue que
théoriquement le genre, chaque un n’a pas les
mêmes désirs de continuité ou
d’altération.
Le fragile d’une entente cordiale est
préservé, dans le désir de tout dire
ou de tout cacher, par le circonstancié de chacun dont la
résultante ou la moyenne freine les ardeurs
révolutionnaires en atténuant et viabilisant,
dans le meilleur des cas, leurs excès
égocentriques.
Fait retour au neutre, le provoquant, ce neutre objectal
circonstancié qui n’est pas moi.
Sur le plan logomachique, le symbole sera l’accord avec elle-même
de la proposition intérieure ou
extérieure à moi… dont je fais toujours
partie.
Comment la névrose et la psychose comme
réalités structurelles avant
d’être pathologiques, s’arrangent-elles
en moi sur un plan esthétique ?
La première vertu d’une œuvre, son
réalisme n’est pas la vision ou la restitution
d’un réel, mais le fait même
d’être un réel, car la
positivité d’un réel est de porter
à conséquences et c’est le cas
d’un mensonge, d’un fantasme comme d’une
illusion.
Le passage à l’acte en pensée est soin
ou foin des dommages moraux engendrés par
l’écart potentiel à toutes normes, le
possiblement beau prenant place dans
l’avéré, le de tout temps dont je sois
sûr… jusqu’à quand ?
La névrose préserve et rafistole quand la
déterritorialisation psychotique est toujours neuve.
Le jeu esthétique est pratiquement gratuit et inoffensif,
mais souvent symboliquement dramatique : Toute guerre
esthétique est narcissique et le danger, j’y
consens sans col- latéralisation du drame.
L’oxymore créole vient à point
nommé, mondialisation culturelle et métissages de
ce jouir dont nul ne pourra bientôt plus se rendre
maître.
Mon anecdote à moi ne me supportant ni esclave, ni
maître de personne…ou si peu de…Un pur
esprit ? Difficile à croire dans le
miroir…Encore une fois c’camé
d’léon toucouleur…Sa fuite, sa ruse
sont mes souvenirs de petit garçon, un de mes doudous
transitoires…
Les dedans et les dehors
Vaste histoire pour un
étriqué, la certitude est le gradient gardien de
l’homogène, du policé et de
l’hermétique aux sirènes des possibles
d’un minimum\maximum de jouissance.
Le capital et sa schizophrénie dose, lui aussi, faisceaux et
anarchies.
L’expurgation du doute, fait d’un dedans vide de
contradiction et de projet fédérateur, la
jouissance des masturbés.
Le commun, au sens politique du terme, est alors une valeur
publicitaire qui ne recouvre aucune réalité
d’ensemble autre que celle de la
récupération, par la moyenne et la
résultante ; par l’après-coup.
Le dedans, au sens politique du terme, est alors la réussite
des seuls égoïsmes qui réussissent.
Le dehors ne mérite que d’être
exterminé.
Si l’éthique est empathique, le vouloir ensemble
disparaît par la force résultante des
égocentrismes, dans le neutre, pseudo fin des
idéologies.
La machine abstraite est alors un dedans non pensé, donc non
voulu au sens commun du terme.
La loi est donc toujours pensée comme liberticide et sa
schize générée comme un
désir ardent.
D’où vient que la délinquance est le
pilier de ce système avec son corollaire, la
répression.
Si l’entrée du symbolique est chair en train de se
dire, le délire anarchisant esthétique ou son
contrepoison mettent-t-ils en scène ce qui
décompense et récompense un donné que
le temps qualifiera d’obsolète ?
Le nez dans le guidon dans la vie ordinaire,
l’œuvre d’art faisant saillie dans le
continuum serait gage de le penser.
L’hypertrophie de la critique d’art est
symptomatique d’une difficulté à
créer du relatif dans un occident qui ne connaît
que la preuve scientifique et l’universel comme
critère de probation, le marché de
l’art étant ce qui tend à prouver en
vénalisant.
Les médias, leurs spécificités ne
mettant en scène que l’avéré
jouissif, cet Eden Park prendra bientôt le produit réel
en haine.
Rapporté à sa doxa théologique,
l’occident est constant déni de réel,
ou endosse des oripeaux publicistes.
Le christ est un cow-boy sanguinaire voleur de pur-sang de la terre qui
s’étonne d’en recevoir une en retour.
Les dedans raciaux ou nationalistes ont toujours leur
« Gott mit uns ».
Voyons ma Weltanschauung, ma névrose me
débecte…vivement ma prochaine
décompensation, à laquelle succédera
symboliquement une création. La question vivante se fout des
gnoses.
Narcisse réalisé, l’espace
d’un instant, la petite mort nous en déporte, mort
temporaire pour travailler à la réalisation
d’un autre désir. Si ce n’est dans
l’amour que l’on souhaiterait synonyme de principe
de réalité.
Le chef-d’œuvre peut alors être une ou it
ou es et ne répondre qu’en écho à ma
jouissance ?
Mais ceci est une histoire infiniment plus importante, et à
quoi tout ce texte se subsume.
C’est parce qu’il y aura toujours blessure
narcissique que nous allons volontairement vers le futur.
L’objet, le vrai de l’objet est la relation verbale
qui cherche son épreuve de réalité.
En miroir, l’Autre qu’on rencontre vit le
même émoi.
Sans lui ou elle, aucun désir n’est possible.
Narcisse est, par l’autre, désir du souverain
bien, du souverain juste, du souverain bon, et de notre souverain
agrément.
Le « nous » classique, les
« rois du monde » et la noo
« The man that news the answer, he cannot play the
game, but the man who’s searching the answer, he play the
search as the answer.” Desire may not be a problem as we will
find the truth together by searching it.”
M’a toujours étonné (nous
étions dans les années soixante-dix),
l’obligation qui nous était faite de disserter
dans et par le Logos jusque pour commenter Rimbaud, commentaires que
nous étions censés produire sans
égoter, sans je, sans jeu, sans play mais avec le game
logique et quasiment immuable qu’un didacticien nous jurait
salvateur.
Nous sommes tous, cela était certain, cuistres de ne pas
employer ce neutre, pensions-nous en obéissant.
Ce « nous », nous
n’avions pas le crâne de le supposer possible,
était aussi royal que démocrate !
Nous en discutions pourtant entre
« je » que je ne peux pas mettre
au pluriel sans risquer de castrer mes camarades de jeux
d’alors.
Le sujet de la noo étant l’univers, et
l’acception orthodoxe du théorème de
causalité justifiant la poussière grain
à grain dans une éventuelle égotation,
nous a lourdement pénalisés quand les
psychotropes rééquilibraient en le
poème castré par Apollon, ce que Dionysos
exigeait de nous.
La responsabilisation pour une pure et simple itération
luttait contre les réitérations qui font tant
souffrir nos maîtres, mais que ceux-ci exigent, comme les
exciseuses et les flics.
Passé le cap des années quatre-vingt-dix,
« les travaux pratiques d’art
plastique » sont devenus
« sémantique
structurale » ou
« sémiologie de
l’image » …et le
marché de l’art est devenu anglo-saxon.
Le you-you y est pour beaucoup !
La régression, son point ultime (comme on parlera de retour
du bâton) me fait maintenant regretter (nul n’est
prophète en son pays) ne pas avoir pratiqué le
grec ancien, ne serait-ce que pour essayer de comprendre les raisons de
la mort de cette langue de l’intérieur.
Né blanc au Sénégal, Dia wolof comme
dieu tutélaire et protecteur, Lalangue n’est pas
bifide, mais devrait être babylonienne, idiomatique osais-je
penser.
Passée au tamis conformateur de l’orthodoxie, elle
se fait échangeable.
J’aime maintenant me penser ce luxe
d’être partie prenante de la Noo, technique dont,
selon Spinoza, le sage se sert pour faire partie de la nature (ou de
l’artifice, comme on voudra) qui est Dieu.
La question de savoir si celui-ci est ou non circonstancié
(et donc persona) est court-circuitée par la prise de
conscience de la non schize être-étant comme état
permanent non juif (pour Spinoza qui l’était).
Le caractère intrasystémique d’une
pensée dans un langage donné, à
l’exception du langage mathématique absolu,
c'est-à-dire ayant développé tout son
potentiel, fait de celui-ci son nouveau verbe au détriment
de l’étant.
La refonte en donné et\ou trouvé de
l’univers assigne alors à la conscience, non de
créer, mais de dé-scripter, ce qui,
dès lors assigne à l’art le statut de
delirium tremens de mort vivant.
La postmodernité nage dans le vomi ’’resucé’’.
Si par hasard et par contre, comprenant Spinoza comme nous le
comprenons, cette partie du monde qu’est chaque un est
ontologiquement différente, le problème de
l’avènement, par soi, de Dieu se pose dans
d’autres termes et la loi à promouvoir est
l’amour.
Le retour, alors, à la case « animal
humain », fera du bon sens la relecture vivifiante
des tables de la Loi, dont la prévention des sept
péchés capitaux, puis de la
déclaration universelle des droits de l’humain,
comme un hommage possible à la position théorique
de Clément Rosset.
Comment, alors, se passer de notre intérêt pour le
bon, le bien, le juste… et l’agréable
qui requiert alors l’agrément du plus grand
nombre ?
(Sophiste ?)
Faisant nombre seul par mon itération,
l’agrément que je m’apporte, base de
tout échange sémantique porteur
d’enjeu, corrobore le même autre
différent, faisant ainsi société non
plus par delà le bien et le mal, mais sainement,
c'est-à-dire sémantiquement, c’est
dire, encore, moralement et éthiquement dans un jeu non plus
vide, neutre, mais porteur d’enjeux.
Mon bien-être n’insulte alors plus celui de
l’autre, mais l’amour du sien fait le mien, entre
adultes consentants et conscients, par adhésion à
la limitation de l’excès pulsionnel.
Le corollaire de cette limite est, à
l’intérieur d’icelle, la pleine
puissance.
De Léo Ferré : « Le
vers libre, c’est du bidon ; poète,
prends ton vers et fout lui une trempe. »
La pleine puissance a ceci de non spinoziste qu’elle ne
tolère, en moi, aucun faux cul, ne crache pas par
dépit sur l’amour et se collette avec sa
démiurgie dans le courant temporel qui l’emporte
et dans lequel elle s’incarne.
Que chacun se saisisse de sa vie pleine et entière que nul
média ne peut fantasmer, mais que chacun peut
désirer. Nos fondamentaux étant fascisme et
anarchie, ce bipolaire verra, lors de sa prise en compte, la fin
souhaitée des idéologies comme des
systèmes bancals ou parcellaires dans lesquels les penseurs
croient voir le monde enfermé et qui sont surtout clos sur
un avènement passé vécu dans un
présent ou ils se déclarent eux même
irresponsables et désengagés, crachant sur le
créé en train de se vivre.
La compossibilité n’est pas seulement affaire de
fragments du Logos entre eux (ou en serait d’ailleurs
l’éclatement ?), mais de toutes les
différences, saisies actuellement hors de portée
d’une quelconque mathématique, quand bien
même elle serait statistique puisqu’un sens
naturel, ou conjecturé tel, dépend de la question
posée, qui limite son corpus dés
qu’elle
l’envisage…Compossibilité dont, encore
une fois, les œuvres d’art semblent porteuses au
moins sur un plan symbolique creux attendant, par leurs charmes,
d’incarner d’autres différences,comme
une chaîne sans fin nous préservant du machinique.
S’en délivrer, c’est en voir
l’idée : ŒUVRE D’ART.
Et c’est bien en citer le tout in extenso, mais
c’est bien tout.
Se pourlécher de ce mot, c’est
s’aveugler.
Voyez-les, entendez-les, sentez-les, touchez-les et soyez
vivants !
La béance
La Nichtung a eu lieu : Heidegger n’en est pas mort,
il est mort d’une glissade qui a fait un grand schlurp
minuscule.
Chez ces gens au moi hypertrophié dont je fais comme tout un
chacun par moment partie, la conscience du fait que chacun est une
bibliothèque devient la certitude d’être
LA bibliothèque.
La béance soumet pourtant à la question
n’importe quel plouc, car ce qui advient de la perte
d’un monde ou du pourquoi quelque chose plutôt que
rien, par delà le fait que ce quelque chose soit ceci
plutôt qu’autre chose, produit.
Ce produit est classiquement l’idée
plutôt que l’idéat, celui qui la produit
n’étant rien d’autre que son contraire,
ou plutôt le contraire de ce postulat, et c’est le
drame de l’idéalisme.
L’affect (pulsion de vie ou de mort)
s’étaye théoriquement depuis la nuit
aube grecque par le fantasme du tout sémantique et le corps
n’est plus que celui du délit et de ses
circonstances quand il n’est pas vécu comme prison
dont il faut s’extraire comme le Dalai Lama,
prétend-il, s’est extrait depuis
longtemps des querelles syndicales qui agitent l’usine ou
sont fabriquées ses lunettes de vue.
Que quelque chose soit plutôt que rien et soit ceci
plutôt qu’autre chose ne m’est pas
seulement indifférent, bien que cela soit un
préalable, cela me fait jouir et souffrir
réellement.
La béance donc, pour un humain, est le dieu
trouvé, l’aporie que la croyance
bouche… L’aporie ou la maladie
mentale…Ce qui les différencie étant
la souffrance éprouvée par le sujet.
Sur un plan symbolique qu’on dira freudien, les
archétypes féminin et masculin copulent.
La copule n’est de trop qu’elle ne bouche le futur
en train de se faire sens, dans le présent.
L’érection est donc un acte de foi, un projet.
Interrogeant (la langue natale est en ceci délicieuse que
les langages, Lalangue comprise, lui servent de repoussoir dans toute
praxis, c'est-à-dire dans Leslangues) la
sémantisation jouissive ou morbide et leur savant dosage
dans la langue française, nous tombons sur
l’aporie du neutre qui, certes, sous-tend la logique de ce
sabir, mais n’assigne que positions désirantes.
Nous en concluons que l’être suprême
révolutionnaire est bien mother nature.
Par delà ces conjectures, le glossaire pictural
aborigène,qui pour un cartésien, est aberrant,
nous apprend que les absolus ne sont ni concrets, ni terrestres, ni
humains, pour la bonne et simple raison que le noir matière
et le blanc lumière n’existent que comme vues de
l’esprit.
Nous disons bien n’existent pas car si dieu est logos et
n’est pas seulement neutre, il crée par la
béance envisagée et par nos limites
réelles.
Il est l’étantité et
l’être indissociablement.
La fonction utopique révolutionnaire n’est donc
certes pas seulement française, mais en tient.
L’histoire des deux langues grecque et latine, auxquelles il
faut ajouter l’hébreu encore vivant, est
l’histoire de la fin du désir dans leurs
libellés, le désir étant barbare et
métèque.
Cette mort, nous la nommerons homothétie, leur
achèvement par un monde clos.
La neutralisation du créé, non par le logos, mais
par un de ses avatars qui triompherait
(l’idéalisme ou le matérialisme), est
fermeture des possibles.
Si, par exemple, la
« réalité »
« ensemble »,au sens
mathématique du terme, est l’idéat de
l’idée mot signifiant
« ensemble », on dira que
l’intrasystémie est le propre de toute monade sans
fonction pouvant relier entre eux des ensembles qui ne soient pas des
ensembles trouvés.
Le tout « cet être humain
là » est un ensemble supérieur
à la somme de ses parties qui reste à effectuer
si et seulement si sa noo est saisie, comme un clavier bien
tempéré, du théorème et de
ses différentes versions, non dans un rapport de cause
à effet, mais dans un rapport dialectal permanent qui seul,
est synonyme de vie en conscience et en actes.
En termes clairs, la fission être-étant est apocalyptique
avant termes pour ces deux avatars du logos, le matérialisme
et l’idéalisme.
La solution est fantasmatiquement l’être dieu qui
grossit l’ambition humaine et prouve l’axiome
causal en pleine et entière conscience par lui
même de l’univers.
L’être dieu, c’est l’humain
lui-même.
Le contexte
Cet « ensemble humain
un » n’est vrai qu’en situation
de.
A trois, c’est déjà cauchemardesque,
sauf si l’enfant est un.
Si deux est un, nous sommes trois et l’enfant est
l’uni de ce déjà pluriel.
Le tas de sable, ses grains, la mère et le maître
nageur.
Se mirent en cette œuvre l’enfant, les copains et
peut-être même les sirènes qui
s’échouent sans témoin.
Mon Oedipe est la cause absente d’une fusion qui
éclate.
La weltanschauung acquise n’étant plus viable et
la cause de cette explosion étant à la fois
pléthoriquement insaisissable dans toute son
étendue, une recompensation est requise sans laquelle la
survie même serait compromise.
Mort psychique temporaire (les secondes durent des siècles),
et accouchement de soi-même par soi-même qui dure,
le forclos s’illimitant soudain par la perte, à
vingt-deux ans d’un être cher ; depuis
plus de vingt-sept ans, je sémantise et rend viable,
à mes yeux et à mon esprit, un monde à
nouveau viable, par ce réel.
Le seul moyen d’éviter
l’homothétie, donc la mort, et de mettre dans le
même temps des perruques aux vieilles pouffiasses
éthéromanes est les langues des
différences ontologiques que sont les idiomes humains
artistiques. Il n’y a rien, en deçà,
dans l’humain si ce n’est la bête, des
résultantes, au-delà, qu’on
espère respectueuses de cette ontologie.
La psychanalyse, [bien que malheureusement comparable à un
clergé, est, par l’association symbolique libre
(louchez sur le comique de situation) respectueuse du cadre
protocolaire ou le grand jouisseur devant
l’éternel attend d’apprendre un nouveau
langage humain en y gagnant même de l’argent, dans
lequel elle a lieu donc, et bien que parfois bêtement
dogmatiquement], en est une source.
Pourtant, bien des équilibres, par les techniques
professionnelles diverses et variées, assurent la
stabilité et l’incarnation de ces productions
hybrides (esprit et corps), dont l’eucharistie saurait
être partout à condition de la conscience.
Comme nous n’avons pas don d’ubiquité,
nous l’incarnons et c’est ce que fait actuellement
votre serviteur.
Tentant de (mais quel mot employer à propos de cette
bête ?) penser le lièvre
soulevé par Umberto Ecco dans sa tentative de lister in
extenso toutes les dénotations et les connotations
d’une nouvelle pour mettre fin à la querelle du
« Livre infini », nous dirons
qu’il aurait mieux fait de publier cette nouvelle sans en
changer un iota et que cela n’aurait rien changé,
pas plus que le « what you see is what you
see » de Stella.
La vie humaine est un perpétuel échange entre une
foule de solitudes ontologiquement différentes parce que
différemment circonstanciée dans
l’ontique de chaque un.
Comment ne pas comprendre que le mot
« arbre » est su
différemment par un inuit qui n’en a jamais vu et
un ivoirien pour qui c’est le grand ordinaire ?
A fortiori par cet inuit-ci ou cet ivoirien-là !
Les mathématiques, elles, sont a\sémantiques,
unidirectionnelles et neutres, donc ne sont que logique
causale et arborescente.
Elles n’en ont pas l’exclusivité, sauf
à penser un savoir absolu de la poussière
même, grain à grain, en toute causalité
sue et révélée, mais par qui poserait
encore un réel de désir de
création : Il faudrait à dessein
inverser les pôles créationnistes et ne plus se
prosterner devant aucun fatum.
Certes et au sens ou Christophe Colomb a inventé
l’Amérique, les mathématiques nous
préexistent, mais nous avons interrogé plus haut
cette assiette-là de nouilles et nos conclusions sont
toujours les bonnes sans que nous sachions vraiment s’il
s’agit de la fumeuse liberté du
chrétien ou de celle de tous vivants.
Bouddha est là partout puisque nous sommes part de sa
matière grise, espérons le, et pas grouillant sur
sa merde connotée par La Bruyère comme
ressemblant à celle du chien, Bouddha est là donc
qui se fout des différences, tout en n’existant
que par elles.
Quitter le champs métaphorique
Etaient les longues soirées
d’hivers passées seul à seul
à épiloguer, pendant que les chiens savants se
jouent leur best off the QI, à disserter sur, et
éplucher les sous- venir : Venait
l’urgence, dans le même temps, de la jeunesse
métonymique sur qui tout géniteur compte pour
payer sa retraite, qui nous précipite vers un autre
passage…
Les œuvres que nous laissons ne sont que
concaténation ; le tabulaire requiert certes une
analyse pour préparer le futur, mais il est aussi tentation
pour les vieux surpuissants d’imposer un seul
futur… Les garde-fous métaphoriques pour une seule
et unique métonymie, alors que
l’animalité, en nous, est pur réactif
aux multiples et même théoriquement infinies
occurrences possibles.
Pour autant, l’après-coup est toujours
l’unique s’il est vécu dans sa
vérité, alors que le sème unique nous
castre et nous mortifie.
L’épiphanie donc, de religieuse, doit devenir
l’habitude qu’aurait l’ordinaire, de se
créer.
Le donné et\ou le trouvé, soulignent
l’importance de l’in situ comme la cour du roi
soleil ou seules sont habilitées à vivre les
différences autorisées et \ou
valorisées par tel ou tel faisceau.
L’in situ est toujours la métaphore
d’une église !
Dans une église fantasmée, je fais mon sermon.
Etayage psychologique du même et de l’autre.
De zéro à l’infini, les mêmes
et l’autre se demandent s’ils font nombre !
Ils sont tous autres que le rôle que leurs assigne la
définition mathématico logique en vigueur qui les
donne comme invariants.
L’intrasystémie de Lalangue natale a
déjà vu d’autres aberrations, comme la
fameuse scission entre être et étant.
Le même de TOUS, entendu de toutes les consciences ayant
vécu, ayant à vivre maintenant et dans un futur
pensant l’apocalypse est le TOUT dont il est impossible de
faire la somme événementielle.
L’ouvert du créé est d’abord,
dans la conscience d’un vivant, la présence
phénoménale d’un soi au monde, ou
règne l’indiscernabilité entre sujet
d’une part, objet de l’autre.
Le créé qu’est la prise de conscience
d’un tel phénomène entraîne
la fission de l’événement
phénoménal en sujet d’une part, objet
d’autre part, telle que deux savoirs sont possibles :
L’Epistémè comme même
objectal, la Poésie comme incarnat en
l’œuvre d’un pathos dont le
même est paradoxal : La lettre de
l’œuvre, son vecteur, est même subjectif,
alors qu’il est aussi dans le même temps, incarnat
objectif de la Différence ontologique.
L’AMOUR et le DESIR de sortir du SOI pointent la
nécessaire altérité à
soi-même qui, par la prise en compte
réitérée du fait de naissance,
humanise et différencie en réalisant, toute la
vie, la naissance à soi-même et aux autres.
Dire une œuvre, ou même
l’écrire « en toute
objectivité », met à jour les
conventions dont celle-ci est constituée, mais
nécessite dans le même temps une
création sémantique inédite,
c'est-à-dire ou à écrire
« en toute
subjectivité ».
La science sera ce qui dit le Tout, jusqu’à avoir
réellement tout dit, la poésie sera
l’outil qui incarne les besoins et les désirs,
c'est-à-dire ce qui ne fait pas encore partie du Tout.
Pour cette dernière, le fatum est à
l’histoire ce que la dépression est à
la psychologie : La pulsion de mort.
La pulsion de vie est pointée, chez le philosophe
Clément Rosset, dans l’artifice,
c'est-à-dire, jusqu’au plus profond du naturel,
dans le créé au sens plein du terme,
c'est-à-dire encore, dans le fantasme archétypal
humain, dans la création ex nihilo.
Comme stratégie d’évitement du fatum,
et alors même que l’objectivité de
celui-ci échappe au sujet, la psychose crée.
On aura donc, originée dans le fait de naissance
à soi-même du nouveau-né, la
concurrence de deux faits majeurs :
-1- La solitude ontique du différentiel
-2- Le « faire nombre » par le
même, appelé
« amour » ou
« amitié » dans le
meilleur des cas, « haine » dans
le pire.
Attendu que chaque faisceau est accord avec une norme quelle
qu’elle soit, la Différence demande donc un acte
de pensée neuf et non une convenance sur de
l’avéré, du
déjà-vécu que le sujet assimilerait à
la haine de soi ou des autres, ou de l’objectal
qu’il subit.
La question est donc du statut du donné, non seulement au
sens objectal du terme, mais surtout au sens idéologique
qu’on donne à ce terme.
Les délais de latence ordonnent la résistance
à un changement que, dans l’absolu, personne ne
devrait rejeter sur les bases d’une foi quelconque, parce que
pour l’artificialiste que je suis, il n’y a
d’adhésion aux faisceaux que dans la
grâce de la Différence qui instaure
l’humain, et non le naturel, comme apte à
satisfaire besoins et désir.
La création, par l’œuvre
créée, est le Lieu paradoxal ou une solution est
trouvée qui viabilise temporairement, par la jouissance
esthétique, notre être au monde.
Elle dit le programme.
Essayer de dire le programme
Il y a deux pulsions pour échapper à la
sclérose :
-Le créé
-L’évitement du fatum par la
« pathologie ? »
Elles sont nécessaires quand la névrose
sédimente le déjà-vécu
réitéré dans les artères du
vivant.
L’évitement du fatum se donne souvent des moyens
illégaux ou anormaux ou amoraux pour parvenir à
ses fins, le créé se réduit souvent
à la portion congrue.
Le bestial automatique, instinctif, s’installe en
l’humain par le refus de la conscience en acte et promeut
l’inconscient fascisé et automatique de
l’avéré permis et de son tabou, dont la
névrose sait faire son beurre en attendant la mort, quitte
à en faire un état permanent.
Si le « Grand Autre » attire les
« Petits autres », le
« Grand Même » attire
les « Petits mêmes ».
Les retours sur la morale et l’éthique pointent,
chez le maître qui s’hallucine
« Grand », la volonté
de générer une infinité de petits
mêmes esclaves, et travaillant pour sa
Différence, différence dont ses esclaves
jouiront, il en est persuadé, symboliquement.
Ce schéma n’est vrai que pour autant
qu’il dise la structure d’identification et de
certification des chefs-d’œuvre comme
Vrais…(ou d’identification du
désiré formel, ou de
l’eucharistie…) Bref, il dit la Machine Abstraite
décrite par Gilles Deleuze et Félix Guattari.
La réalité lui échappe qui permet aux
solitudes de se savoir telles, en acte.
La fragilité des moles conceptuelles doit faire place
à la force des rapports entre les pôles pour
solutionner le problème de l’idolâtrie
découlant de la séparation sujets\objets.
Le réquisit est alors le retour à
l’humain et à la Différence ontologique
qui cherche à faire nombre pour l’amour et
l’amitié.
Par ce faire nombre, nous entendons la fin d’une souffrance
comme d’une joie, celles de se savoir ontiquement seuls.
Ce faire nombre animal en l’homme ne gage rien de la
souffrance ou de la jouissance, mais dit les
phénomènes de subsumation, y compris à
l’image narcissique qui se sclérose.
Réunifier Dieu et Diable quand on a pu entendre parler de
« liberté du
chrétien », c’est dire
l’enjeu de la Solitude face au hasard et à la
nécessité, mais ce n’est en rien
identifier ces deux termes. C’est aussi parler de
l’univers.
Chaque époque valorisant animalement ses propres produits,
quitte a halluciner le passé comme le futur étant
tels, c’est l’ironie que nous vivons : Le
faire nombre aveugle sur ce que la Machine Abstraite ne valorise pas,
ou sur l’inversion de ses valeurs, sur ce sur quoi les
maîtres n’ont pas jeté leur
dévolu. L’académie peut se targuer,
comme le marché, l’une de son passé
révolutionnaire, l’autre de son
actualité révolutionnaire, ces deux
réels ne servent qu’à leurs propres
visées et pour le petit bourgeois que je deviens, manquent
de savoir-vivre.
Ce que ces deux instances (on peut imaginer un dieu hasard attendant la
fin de la pièce jouée sans aucune
répétition par le vivant) est le cadet des soucis
de la nature, tel est son programme mathématiquement logique.
L’événement, c’est
l’homme ou plutôt la conscience et le
dépassement par celle-ci du fatum, le progrès.
Que ce progrès fasse partie de
l’évolution biologique en rassurera plus
d’un qui pensent que la conjonction du hasard et de la
nécessité est foncièrement bonne, elle
n’est pourtant, à mon humble avis, que neutre, et
pas seulement esthétiquement.
Neutre sans l’amour du prochain…ou sa
détestation.
L’amour propre (sale ?)…mais que ne
suis-je moi-même en accord si possible durable avec un de mes
tableaux !
L’étron de monsieur Jourdain
Comme le dit, après
Kant et même pire, la philosophe et philologue Fabienne
Brugère dans un passionnant exemplaire de Noésis
tombé par hasard entre mes mains, l’artiste est un
être d’exception parce que l’Art,
métaphysique devenu, est la mort de l’exception,
ou son dépassement, comme on voudra.
Monsieur Jourdain n’est pas d’accord : ce
sont bien ses hémorroïdes, et pas celles de Madame
Pompidou qui lui déchirent le derrière.
La critique a remplacé la pratique au sein des beaux-arts
à partir de Duchamp et de la création de la
notion d’opium du peuple.
L’occident vieillissant prend ses distances
vis-à-vis de la vie.
La Joconde est un tableau important, lui coller une moustache est
important, écrire un petit texte accompagné
d’un croquis est important, LHOOQ est important, appeler ce
jeu une œuvre d’art est important.
Picasso ne travaillait pas d’après la Nature, mais
devant la nature, avec elle.
En tant que Stars, les critiques récupèrent la
nourriture universelle et ce n’est pas le dernier des
paradoxes que le discours soit plus important que son objet,
c'est-à-dire que ce que nous avons tenté de
décrire, d’interpréter ne soit plus
qu’un motif pour intellectuels.
Nous assistons au déploiement actuel du discours punk
néo-libéral avancé et cynique, du
patron qui signe le travail de ses ouvriers sans avoir
dépensé une goutte de sueur.
Il ne s’agit même pas de se demander si les
amateurs de basket-ball respectent les performances d’un
coureur de fond, ou si les gros qui refusent de manger du pain causent
un manque à gagner au boulanger, il s’agit de
pointer que la pensée de la pensée de la
pensée de la pensée… (Ad libitum, on
dit à donf, je crois), serait l’art.
Pendant ce temps là, les prolétaires, que ces
révolutionnaires prétendent protéger
de la jalousie, travaillent à bâtir les datchas
médiatiques de cette commode surenchère.
Ces prolétaires sont confrontés au jugement de
goût des spécialistes, alors que cette clique ne
l’est jamais, puisque le beau n’est, pour eux plus
une question d’actualité, remplacé
qu’il est par le vrai.
Il est vrai que les chinois travaillent et que ces
prolétaires se retrouvent en masse
libérés de l’obligation qui leur
était faite de travailler.
C’est l’âge de la retraite de l’occident.
Ils parlent même de bébés humains sans
en faire eux-mêmes. Les immigrés de la
première, deuxième, troisième et
quatrième génération sont commis pour
ce genre de basses œuvres. Et pour cause, ils sont
incultes !
La dimension comique, grotesque du sexe (sic) sera le Prima cynique du
penseur de la pensée de la pensée de la
pensée de la pensée…à donf.
Or, je pense que Duchamp a commis son œuvre parce que la
peinture était trop difficile pour lui.
L’accès de rire aux larmes est, dans la
continuité de la cohésion sémantique,
un accès au vide, à l’angoisse que
suscite l’idée que l’échafaud
peut s’écrouler.
Cette entrée dans le cœur du tragique (
cf. : La philosophie tragique,le rire tragique de
Clément Rosset), s’accompagne d’une
absence totale de philosophie positive, de construction ailleurs que
dans un phantasme quasi édénique
d’omnipotence magique, de complétude parfaite,
d’où toutes souffrances seraient bannies.
Or, ces penseurs vivent comme tout le monde en petits bourgeois qui
n’aiment pas les enfants.
Si, d’aventure, on osait penser, dans ces milieux, que
risquer de subir ou de bénéficier d’un
jugement de goût
« prolétaire »,
à moins de le singer comme de parfaits snobs
était s’exposer à de grandes joies ou
de grandes peines… Mais de la vie, ils sont
retraités.
« Passer à côté de sa
vie » fait aussi partie de la vie, cela est dû
à la positivité de toutes occurrences et au
néant sur quoi est fondé, au moment de la mort
annoncée de Dieu, l’Univers.
Vivre est donc devenu dérisoire, non parce que Dieu est
vraiment mort, mais parce que toute foi est devenue, à cause
de l’annonce de ce décès et la foi
dépressive qui l’accompagne, un pensum.
Quoiqu’en pensent les
« philosophes », Hegel en
tète, ce n’est jamais que la mort du
manichéisme que nous saluons, et la
généralisation de la relativité morale
de la nature, sans la création éthique que
l’on doit à l’homme.
La panoplie gnostique méditerranéenne, alors
qu’elle est métaphorique au sens
archétypal freudien du terme, est devenue
obsolète grâce (sic) au miracle cauchemar de la
Shoah.
Vivre est donc dérisoire si nous ne décidons pas
de construire et non de détruire.
Par ailleurs, il y a « critique
d’art » et « critique
de vie » et celle-là devient la
spécialité de l’occident.
Narcisse est pourtant le fondement de cette réflexion et de
ce texte.
Il s’agit de « Narcissisme de
vie » et de « Narcissisme de
mort », alors que Nature et Culture, dont la
césure est, jusqu’à preuve du
contraire, scientifiquement fausse, mais philosophiquement
intéressante quand on sépare l’homme du
reste de l’univers, seront à jamais des miroirs
qui entrent nos actes.
Nous l’avons dit plus haut à propos de Picasso,
l’homme fait partie de la Nature, tout comme ses civilisations
et leurs limites, un bébé comme la Bombe (ou un
Bébé comme la bombe ?).
L’œuvre d’art n’est
différente d’un autre réel objectal que
parce qu’elle est l’incarnat tendant vers le chef-d’œuvre
de l’aspiration maximale de
l’artiste, cette aspiration n’étant que
la beauté de l’artiste, l’accord de la
proposition dont il doit, ici et maintenant, faire toujours partie, et
devenant, par le jugement de goût, l’incarnat d’au
moins une part importante de la beauté de
l’amateur pour qui elle devient preuve pour un temps,
d’au moins une partie de soi.
L’hypertrophie du Verbe divin et de la
métaphysique fait alors la part belle, non à la
facture, contentieuse s’il en est, mais au verbe se mirant
lui-même, au risque de l’intrasystémie,
se mirant lui-même idéel,
débarrassé de la matière
reléguée au rang d’anecdote ne valant
plus pour elle-même, mais en tant
qu’idée. Des idées, tout le monde en a,
tout simplement.
Ainsi, intrasystémiquement, toutes les anecdotes seraient
même, tuant la poésie par l’Exemple.
Or, d’abord et avant tout, la Poésie est un jeu
solitaire qui soutient seul sa vérité.
Evincées de la Pragma, la Poésie et ses anecdotes
voient le paradigme de l’Epistémè
fantasmée au régime de l’exception qui
n’en est plus une, dans ce mouvement, fasciser
l’esthétique en la machinisant, en la rendant
ontologiquement compatible avec la fameux et très vieil
adage « tout à été
dit, tout a été fait. »
S’il est une exception paradigmatique, c’est Marie,
mère de Dieu… Je me déclare alors
schizophrène, me nommant fort mal, mais me conduisant comme
tel, parfois, ma mère passant de ce statut à
celui de Marie-Madeleine , ce qui est un manque total de savoir-vivre,
également de la part de Joseph.
Les Classiques et je les préfèrent, jalousaient,
ils n’Oedippaient pas.
Quand je quitte des yeux la Machine Médiatique, je jalouse,
puis j’approuve mon réel, son anecdote,
sœur de bientôt sept milliards
d’anecdotes…, mais j’oubliais ma
zoophilie et même tout mon extrême
orient…et bien d’autres richesses que Big Brother
se dépense à exterminer parce qu’il est
le Dieu de la machine abstraite capitalisto-trustiste.
Les anecdotes résiduelles sont ennemies si et seulement si
elles ne sont pas rentables et
récupérées par les élites
de la critique qui, bien souvent sont, en plus de cela,
honnêtes !
La source n’est plus, idéologiquement,
l’individu, mais le calcul intégré par
la Puissance Argent, carburant de la Machine.
La critique est d’ailleurs, avant d’être
positive, une consommation, une prédigestion, et non une
élaboration.
Je rappelle quand même, à titre de remise
à niveau, que le budget de mon Etat, est au trois quarts
assumé par des gens comme moi qui essayent de travailler
avant de l’ouvrir et de consommer. Les petits ruisseaux font
les grandes rivières, mais sont devenus incapables de se
satisfaire par eux-mêmes, et pour cause.
L’idéologie, pour peu qu’elle soit
soutenue par cette clique médiatique dont les fondements
idéaux sont introuvables ailleurs que dans un conformisme
suicidaire, peut dire absolument n’importe quoi
puisqu’elle fonctionne en circuit fermé :
Opium du peuple ? Fra Angelico, Picasso, Titien…
Art Bourgeois ? Louise Bourgeois (sic), Vermeer, Matisse, Bram
Van Velde…
Avenir du Prolétariat ? Manzoni, Ben,
Buren…
Non, sérieusement, son avenir est exclusivement dans les
caddies !
Et bien, avec cela, il ne reste plus qu’à
idéaliser le reste du vivant !
La Nasa pourrait par exemple, grâce à ses pilules
pour cosmonautes, nous débarrasser de nos
problèmes gastriques, ce qui aurait pour effet
d’atrophier notre système digestif devenu
obsolète qui nous fait chier !
Et chier, c’est dur quand on est un homme, un vrai !
La forme d’une œuvre d’art,
jusque et y compris la forme poétique
littéraire qu’on donne à un
trouvé, ou au Trouvé par toutes
créations théologiques un tant soit peu rigolotes
et raisonnables (c’est-à-dire compossibles avec
l’état actuel de la science), n’est pas
soluble dans sa fonction dite objective par les milieux
autorisés, dans sa logique arborescente.
Au risque de se répéter, il y a, ici et
maintenant, une opposition entre le Donné et\ou le
Trouvé d’une part, le Créé
d’autre part. La Liberté peut même
être extra systémique et complètement
folle : c’est en tout cas l’option choisie
par ceux qu’on appelle les fous, dont j’ai fait
partie pendant des années, pour un appel symbolique
à la raison qui me rendrait à nouveau viable.
Il n’a servi à rien à Umberto Ecco de
prétendre dire, in extenso, je ne l’ai pas lu, en
prenant probablement la précaution de dire qu’il
avait peut-être omis du résidu, dire donc le vrai
d’une nouvelle pour mettre fin au « Livre
Infini », connotations et dénotations
comprises, cette œuvre, comme toutes les autres
œuvres n’existant que lue par des gens
réels dont le seul sujet
épistémologique est satisfait par ce genre de
truisme comme par celui de « l’ontologie
de la logique » comme mathématique,
probablement non statistique ou alors uniquement comme les statistiques
sont un jeu de Puissance et de Pouvoir sur du subalterne à
quoi le fatum condamne la race, son nombre.
L’œuvre est, au plan symbolique, une
mère miroir pour des narcisses
caméléons et sources de leurs propres
œuvres, et ce, même en tenant compte de la division
du travail. L’œuvre peinte, à mon avis
plus que d’autre, est cette
ambiguïté : Diagramme de symboles en
creux, miroir anecdotique pour toutes psychés et leurs sens,
c’est-à-dire leurs vécus
puisqu’un inuit ne lit pas le signifiant
« arbre » comme un ivoirien.
Les outils que sont la statistique, la moyenne et la
résultante ne sont outils, en la matière,
qu’à servir la même
pâtée aux brebis du Saigneur du troupeau.
Il est risible, de la part de Kandinsky, de vouloir, d’un
éclair de génie qui fut le sien à un
pensum laborieux, établir un dictionnaire des formes, boite
à outils grotesques de petit propriétaire de
brevets ineptes dignes de l’almanach Vermot.
Par contre, et toujours à mon humble sens, mettre en demeure
un amateur de peinture d’interpréter, comme
Barenboïm le fait des Préludes de Chopin,
c’est peut-être excès
d’exigence et d’humilité pour un auteur
certes modeste, mais qui a lui aussi le droit de vivre.
Ce n’est possible que si et seulement si tout discours
postulant un vrai scientifique de l’œuvre est
vécu, nous l’avons dit dans le premier paragraphe
de ce texte, comme un ouvroir vers le Soi de l’amateur.
Pour en finir avec ce paragraphe, prenons Manzoni au mot !
C’est de la merde !
On n’a plus de goût à rien,
povre !
Qu’est-ce qu’un biotope dont on parvienne
à franchir les limites ?
L’habitude, la discipline, les horaires stricts,
même le climat est fascisant, c'est-à-dire
nécessaire à l’étayage du
moi ainsi viabilisé… La raréfaction des
stimuli, par contre, rend complètement
crétin !
Ce qu’on ne voit plus, l’œuvre
d’art le révèle.
Je me tire vite fait de ce putain d’Eden Park où Sarko nous a
annoncé ses fiançailles…
Un peu de psychanalyse…
Un peu de psychanalyse, pour passer ici et maintenant un bon moment.
L’eucharistie : Anthropophagie si, étant
en devenant, ce qu’on mange et perlabore, le cœur
de ce lion, me donne du courage. Est pathologique au sens moderne du
terme quand ça souffre, pathétique quand
ça croit, celui qui bouffe Dieu.
Après ce grand festin, nous proposons des tapas symboliques,
nos œuvres, miroirs ou nous nous sommes incarnés.
Ce silence en dit long sur toi, puisque nous devenons tous ce que nous
voyons, entendons, touchons, lisons, comprenons, sentons, baisons.
Parfois en le disant, mais la plupart du temps en toute logique
silencieuse…Les mots trahissent souvent la
volonté de ne pas se tromper et les
faisceaux, éthiquement, nous soutiennent par leurs
maïeutiques, ou nous étouffent diaboliquement,
faisant taire en nous la Source.
Le même n’est détestable que parce
qu’il n’aura bientôt plus le moindre
goût.
Qu’appelons-nous Différences ?
Peut-être l’anarchie…
L’individu sûrement… Pas le mot, le
réel qui n’est en rien
l’idéat subsidiaire de ce terme.
Je ne suis pas là pour être
comptabilisé et\ou stocké dans des wagons
plombés, sous scellés, avec garantie de
l’état ou du capital investi qui en tient lieu.
Posant la question de l’in situ et du nain de jardin, cette
question est réglée par le narcissisme de tous,
d’une part, par l’idéologie dominante
d’autre part, de telle manière que
l’esthète soit nihilisé si et seulement
si il n’est pas dominant.
Le marché de l’art est à la boite de
merde ce que la subvention est aux intérêts de la
majorité.
Je suis jusqu’à présent ailleurs, tant pis pour
moi.
Entre parenthèses, ce n’est même pas de
la merde, c’est un ténia énorme.
Il ne s’agit d’ailleurs pas là
d’autre chose que de deux extrêmes, la pseudo
scolastique des séries n’est jamais que labels
déposés dans la bible de l’art
contemporain.
L’almanach-vermisterie est au cynisme des serviteurs de ce
dieu infâme ce que moyennes, statistiques et
résultantes sont au diable fasciste : des outils de
survie.
Maître et esclave, sinon, la typographie, choisissez-la
à votre manière.
Concepts sans libellé ?
Y a-t-il des concepts sans libellé ? Y a-t-il des
réels que le verbe, au sens juif du terme, n’ait
pas informés et qui, par conséquent, ne seraient
pas bavards ?
Y a-t-il des réels dont la présentation soit
a\sémantique ?
A\sémantiques, les mathématiques le sont,
assurément ; c’est nous et par rapport
à nous, jusqu’à preuve, je dis bien preuve et non foi,
du contraire, qu’elles prennent du sens.
Le mot « sens », en tout cas en
français, est pour moi trop polysémique, tout
comme le mot jeu et « la » sexe
de l’événement.
Les Mandalas tibétains et la
« méditation
transcendantale » restent des questions :
Interrogeant les notions de chaos organisé et
d’organisation chaotique, ceux-ci et celle-là font
advenir un présent, un ici et maintenant où se rencontrent
les deux infinis temporels : Là, nous ne voyons
plus au sens symbolique du terme, mais animalement,
c'est-à-dire déportés du
présent relatif au
« sens », alors que cette vision
est un des cinq sens.
La part du hasard est celle du Diable, pour la pensée
classique occidentale ; le faisceau, la machine abstraite, les
mathématiques sont celles de Dieu… Mais, ici comme
ailleurs, le Dieu des uns est le Diable des autres.
Le manichéisme, les bipolarités au sens
idéel du terme ne sont jamais des transcendances ontiques,
mais à nos yeux des résultantes.
Ce que révèlent les cosmogonies et ce que
révèlent les focalisations renvoie
symboliquement, qui au général, qui au
particulier. Cette saisie, par le regard, il importe d’en dire
les déterminants.
Au plan symbolique, d’abord, une cosmogonie se double
d’une cosmologie ayant, pour le plus grand nombre, vocation
à dire tendanciellement au moins, le Tout.
Le cadrage, la focalisation sont, du singulier, c'est-à-dire
tendanciellement du Rien, la recherche.
Le statut de ces
« détails »,
censés servir d’Exemple au sein d’une
démonstration logique, de ces détails, donc, par
rapport à
« l’ensemble » qui,
dans la proposition focalisante, est le hors champs, s’entend
d’abord comme évidence, truisme que nous allons
tout de même étudier.
La « Neue Sachlichkeit » peut
« mal peindre » une image et la
présenter la tète en bas pour qu’on
voie la peinture, les mandalas de poussière de pigments
à la poussière retournent,
libérés par le vent. (Après la pilule
de la NASA, pourquoi pas le suicide ?).
Ce retour vers la vraie vie s’opère à
la fois vers les mathématiques qui informent VRAIment et les
chaînes atomiques, ou même la matière
subatomique qui substantifient.
Que veulent calmer ces passages à l’acte que
contrent d’autres passages au non-acte, comme de
déclarer l’univers, dieu ou dieux ou hasard
compris et de le signer, comme le fait Ben ?
Comparer la Laitière de Vermeer à une boite de
merde d’artiste, c’est poser la question du
différentiel par rapport aux concepts qui veulent
s’en rendre maîtres. C’est aussi poser la
question de cette anecdote- ci, question à laquelle a
déjà répondu Vermeer, et de quelle
manière !, c’est donc
également poser la question de la chair de
l’œuvre par rapport au discours qu’on lui
fait tenir, ou qu’elle sous-tend.
La lettre, bien avant et bien après la Présence,
est une mainmise sur ce réel : dans le sublime sont
simultanément présents narcissisme de vie et
narcissisme de mort, comme incandescences de la vie et de la mort..
Ceux-ci nous éclaireront peut-être sur les enjeux
du spéculaire et de la fin de partie (ou
peut-être son aboutissement qu’est le
Nirvana ?).
Enfin, le Dedans et le Dehors nous éclairerons sur la
dynamique bipolaire des psychés : Dehors le sens,
Dedans la matière, ou l’inverse ; la pure
présence semble, pour un occidental, être sur la
crête, actuellement tentante.
Pour finir, nous rejoignons les questions liées aux
faisceaux auxquels nous nous subsumons, faisceaux notamment culturels,
et aux anarchies qui nous libèrent en nous
réintègrent dans la passion.
Les quatre grandes familles de Beautés envisagées
plus haut ne sont, aucune d’entre elles, fascisme ou
anarchisme, elles sont ce que chaque un en fait, en pense, en jouit, en
souffre, etc. L’Homme au sens racial du terme,
c'est-à-dire comme invariant n’étant
resté tel qu’une fraction de seconde de
l’année proportionnelle qui nous sépare
du Big-Bang.
La « Machine à se figurer les possibles
dont la vie libertaire programme le désir, en nous, des
possibles », est l’inconscient qui dit le
manque, dont le sexe n’est, peut-être,
qu’une sous catégorie.
Ce que permettent l’expatriation, la pratique de langues
étrangères ou les voyages et les trips
d’acide (sic), n’est que la vision quand on se
pose, de l’ancestral comme artifice relatif, choix qui
n’est plus exclusif d’une décision de
changement de programmation, mais est l’ailleurs de
soi-même comme sujet philosophe et citoyen des mondes.
Par cette prise de conscience, le forclos est plus à notre
portée ; par cette nouvelle naissance,
l’immigré (nous le sommes tous dans ce monde,
utérus de substitution), pose la question de
l’hybride, du mélange, du
créole…et du creuset français, par
exemple.
Revisitée, ma psychose est alors
l’impensé, le non-viable, par ce qui
décompense et compense à nouveau, comme on
reproche à celui qui ne sait pas la rétention
d’information (information obtenue grâce
à la torture).
Le moteur est donc ce qu’on attend d’un enfant,
sachant ce que nos propres parents ne se sont pas donné la
peine, ou n’ont tout simplement pas pu éprouver,
ce savoir n’étant pas disponible.
Nécessaire, l’espérance nous
préserve pourtant d’un passage à
l’acte ici et maintenant.
Cette espérance justifie toujours
l’esthétique et les musées deviennent
l’auberge espagnole symbolique pour un besoin de
complétude vécu là spirituellement.
Le stade du miroir est le point crucial de la naissance de
l’objectal que l’enfant hallucine comme encore soi
et qui permet l’empathie nécessaire au vivre
ensemble aussi bien qu’avec soi-même.
L’amour du Beau est le Narcissisme de vie, l’amour
du laid, le narcissisme de mort. Le Neutre n’a, du point de
vue esthétique, pas le moindre intérêt.
La joie est au beau, ce que la névrose, la psychose, la
maladie et la mort sont au laid, une évidente perversion
inverserait ces pôles, ou une faiblesse, dont j’ai
souffert quasi congénitalement, qui me faisait ignorer
à quel point ces deux pôles étaient
miens, comme étaient siens ceux de Baudelaire
Struggle for life.
En la matière, faire la part des choses entre soi et
l’objectal sied à la morale de ceux qui se piquent
de la seule objectivité, mais cela ne sied pas à
l’éthique si celle-ci est la morale des morales.
Les cinq sens ne sont souvent que trop ou pas assez
sémantisés, et c’est encore
l’affaire de mon bon\sale goût : Mes
oeuvres cherchent à leurs redonner ces deux ambitions,
c'est-à-dire, parce qu’elles comptent durer dans
le regard de qui le désirera vraiment, décorer ou
incarner la pensée de leurs spectateurs s’ils
veulent y investir quelque chose, comme l’huile
« trois en un ».
Un art anormal est normal si la communication, y compris avec
soi-même, fait de tous motifs nouveaux même
s’ils sont gênants, des occasions formelles de
plaisir, faisant par là des avant-gardes une
nécessité, non comme produisant du nouveau, mais
luttant contre trop de fascisme, de corruption, de conformisme ou
d’anarchie.
Le savoir des tenants et aboutissant de ces fragments de
dînette pour enfants, dans cette eucharistie, renvoie chacun
a ses propres limites, contrairement à la pauvre nouille du
« concept » (sic), omnipotente
magiquement, et VRAIment totalement impuissante à nourrir
une bonne vieille fellation, comme il est devenu difficile de se
restaurer au gastos « La
cène ».
L’ »angoisse
heideggérienne », par exemple, est la
poussée par l’inconscient de ce penseur, de la
nécessité de néantiser la norme des
normes qu’est l’étant non
transcendantal, c'est-à-dire chaque
étantité non transcendable ailleurs que dans la
philologie systémique.
Cette angoisse est en germe dans toute systémie,
même celle du chaos (étatique), nous
l’avons tous vécu ou ressentie par empathie dans
l’Allemagne weimarienne et post weimarienne.
Il n’y a pas d’éternel retour, mais la
permanence de bipolarités archétypales et
transcendantales. Les moyens de ces deux pôles sont
paradoxalement, parce que simultanément présents
dans toutes psychés, et même probablement dans
tous vivants.
La logique de ce vivant semble être la
prédestination, par cet archétypal, vers de
l’ouvert, libéré de cette
archétypale prédestination, par la conscience.
Un concept sans libellé ne saurait être possible
sans la réunification du conscient et de
l’inconscient.
Vient, in fine, Platon et son mythe de l’hermaphrodite. Le
nom et ses connotations vient souvent comme un masque, mais par ce nom,
le réel re-vient, il s’agit alors d’une
re-présentation, ici de la complétude initiale
perdue à la naissance, perte réitérant
la même césure que quand il
n’était question que de
parthénogenèse entre organismes monocellulaires.
La santé psychique est alors la chose et le nom, commutant
indifféremment.
Le préverbal, l’aconceptuel sont garants de la
source. Le nom générant la conscience non comme
but en tant que lettre, mais en tant que moyen, est donc
originé dans les circonstances premières et
l’anecdote première, si tant est que le Big Bang
ne soit pas qu’un train masquant celui du vide quantique, et
ainsi de suite…
L’eucharistie peut donc être dite partout ou nulle-
part, la genèse également, mais pas
l’apocalypse des cons, celle-ci nulle part ailleurs que dans
les mini décompensations que facilitent entre autres les
œuvres d’art qui, dans le même mouvement,
compensent par du neuf archaïque, ou de
l’archaïque novateur, mais ne sont ; leur
efficace, jamais con-venues.
Pour moi : »Se libérer du
connu »
Pour moi : »connaître l’inconnu
et ne pas s’y laisser emprisonner »
Incarnats de concepts qui, de se faire chair, deviennent muets,
quoiqu’actifs : les habitations lacustres des
castors, ou bien encore à l’inverse, les
placebos…
Preuve…mais de quoi ?
A partir du concept de MOI PEAU de Didier Anzieu, penser
l’interface entre soi et le monde de telle sorte que cet
entre-deux soit objectivé sémantiquement et
concrètement et que, dans un médium
donné, cet entre-deux soit prouvé.
Nous l’avons dit, le réel dosage de
concrétude, d’abstraction, de savoirs, de figure,
et caetera, varie chez chaque individu et, chez un seul individu, est
mouvant dans le temps et l’espace.
Ce qui importe est la forme juste des poèmes, collant au
plus près de la psyché d’au moins un
sujet dans ce miroir : l’artiste lui-même
et son amour propre, instinctif chez l’animal, mais
problématique chez l’humain. Le reste est le
« venir avec ».
En effet, le marché de l’art chosifie,
l’histoire fossilise et la critique privatise et limite les
possibles de ce qui n’est, il ne faut pas se leurrer,
qu’un moyen parfois extraordinaire, mais, et surtout pour
l’artiste honnête, mort-né à
sa prétention même, qui est, encore une fois, de
tout dire pour soigner la blessure des paradoxes non
narcissiques…L’oeuvre est convoquée
pour prendre place dans le fonctionnel, ou le naturel naturant et en ce
qui concerne les miennes, trop rarement pour incarner une autre
psyché, ou alors sans que celle-ci ne me fasse
l’offrande d’autre chose que d’un peu de
« flesh », poèmes
n’appelant que trop rarement de poésie
étrange.
Le registre de la preuve appartient à Apollon, Dionysos
serait alors l’autosuffisance du poète dont la
liberté requiert une forme orthonormée
à la fin de s’échanger.
L‘anarchie a donc besoin de faisceaux et le réel,
le protocole échangiste des symboles, est ce paradoxe que la
preuve qu’est l’œuvre
créée, sera toujours minée par le
doute, puisque même un chef-d’œuvre
n’épuise ni besoin, ni désir.
Le nomadisme est le signifié, le nom est signifiant, si et
seulement si ce nom est poème, même de monsieur
Jourdain.
Deux sujets extrêmes : Celui du Logos et celui de la
Poésie que viabilise un sujet médian, celui de la
Technique. A quoi se résoudra, in fine, le poème
source après son passage dans le Dasein et le vrai neuf, qui
étaye à son tour le poème à
venir.
Pour la technique qu’est la libido individuelle, la norme est
ambivalente parce que chacun est aussi cette part du poème
et cette part de la logique que chaque compensation viabilise autant
qu’elle lui donne forme.(Souvent, à mes yeux, la
formate)
Là est le créé, le donné
vierge étant un leurre nécessaire installant une
omnipotence magique, si les armes pratiques du peintre sont
à la hauteur de ses ambitions.
Le même est ou sera le donné vierge fantasmatique,
ou abjectement requis, je vise effectivement quelqu’un.
Il fait cesser la plainte comme la jouissance en faisant retour au
neutre qui instinctive l’artifice.
Il est le réquisit de Frank Stella, son
«tru» quelque chose :
« What you see is what you
see »…que tente de compléter
mon : « What you see is yourself
as another one »
Par Narcisse, pour éviter celui-ci, et souhaitable ou pas,
le différentiel est l’insupportable solitude sans
nom que tout poème tend à dire, à
peindre, à chanter, à sculpter, et
cætera.
Il ne peut donc y avoir, en art, de narcisse intrasystémique, parce que ce qui dit le monde dans cette
catégorie de pensée, ce qui fait temporairement
monde, n’est qu’un fantasme. Celui du Truisme des
Truismes, n’est qu’un moyen
« logique ».
La seule prise en compte du temps qui explose
l’être d’Heidegger, tout comme le mien,
le plus tard sera le mieux, doit lui aussi être
interrogé par le différentiel pour pouvoir en
déterminer le statut.
L’anecdote qu’est en ce moment l’occident
nous est de plus en plus insupportable. Le concept d’anecdote
au sens classique du terme relègue celui-ci au rang
d’exemple et certains s’en plaignent ;
pourtant, ce dont on jouit en dépend.
Les embrayeurs
Les collections muséales d’œuvres
d’art sont un lieu de pèlerinage, une Mecque pour
plusieurs raisons.
La première tient à la
réalité des œuvres qu’elles
présentent : celle-ci est spirituelle et
différentielle parce qu’elle est, dans chaque
œuvre singulière, l’incarnat du
phénomène qui lie l’être
profond de l’artiste avec ce qu’il
appréhende comme référent, comme
motif. Ceci est toujours vrai quel que soit le cocktail de ces alcools
forts que sont le Concret, l’Abstrait, la Figure, le Subjectif
et l’Objectif.
La deuxième tient également à la
réalité des œuvres qu’elles
présentent : celle-ci se différencie de la
réalité des formes naturelles ou utilitaires en
ce qu’elle dépénalise et
dévénalise parce qu’elle
l’infantilise, la psyché du spectateur, ce que
malgré les ready-made, on justifie de manière
arborescente, causale, fonctionnelle, utilitariste et prouvable quand
on est adulte.
La troisième tient enfin à la
réalité des œuvres qu’elles
présentent : elle tend un miroir exact et pourtant
altérant à l’amateur en le
débarrassant du fatras endossé lors de sa
puberté et de son dépucelage.
Ce jeu gratuit restaure l’enfance et son Dieu dont
l’existence est évoquée par Jean-Louis
Scheffer dans la conclusion de « La cause des portraits
».
Infantiliser un adulte, c’est lui procurer les outils
d’un vieillard lettré en même temps
qu’on restaure son monde enfantin perdu.
En ce sens, l’œuvre est un prétexte, un
miroir pour sa propre récréation.
C’est un embrayeur libre qui n’a rien à
voir, au sens strict du terme, avec un label
déposé, à toutes fins utilitaires,
dans la bible de l’art contemporain.
Nous l’avons dit, toute œuvre est
contemporaine…et que pourrait-elle être
d’autre ?
Qui différenciera un dessin d’enfant
d’un chef-d’œuvre ?
Parle aux cons, ils te répondront peut-être par un
dessin ou un poème…
Je suis un vieux con qui a refusé une part non
négligeable de l’apprentissage castration quelque
part vers douze ou treize ans au lycée Carnot.
Un vocabulaire plastique, j’en ai un qui n’a aucun
équivalent obligatoire, quand les adultes responsables
expliquent que leurs gnoses font le verbe dieu objectif.
Comme tous les gamins, j’ai toujours su en être un
et, contre vents et marées, en rester
un… subjectif !
FIN
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